Strasbourg, 06/02/2014 (Agence Europe) - Le Parlement européen a une nouvelle fois appelé, jeudi 6 février, le Conseil à fixer une date pour le début des négociations d'adhésion « sans plus attendre » avec l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM). Les députés, dans le projet de résolution de Richard Howitt (S&D, britannique) qu'ils ont adopté (486 voix pour, 55 contre et 29 abstentions), estiment que l'ouverture des négociations « constitue une étape positive vers la résolution des litiges actuels avec les voisins du pays, tout en étant source de nouvelles réformes permettant d'améliorer la situation du pays ». Le fait de continuer à retarder l'ouverture de négociations d'adhésion engendre un coût croissant et imprévisible pour le pays ainsi que pour la stabilité régionale, ajoute le Parlement.
Les députés invitent la présidence grecque de l'UE à utiliser la « dynamique positive de sa position dirigeante » pour élaborer de nouvelles initiatives visant à sortir de l'impasse actuelle des négociations et à rechercher une solution. La Grèce est en conflit avec l'ARYM, entre autres, à cause du nom. Les députés demandent des résultats plus concrets en termes de coopération pour établir des relations de bon voisinage entre la Grèce, la Bulgarie et l'ARYM, rappelant que ces relations « sont un pilier essentiel du processus d'adhésion ».
Le Parlement encourage l'ARYM à consolider ses réformes et à mettre un terme à ses politiques et pratiques qui pourraient toujours faire obstacle à son avenir européen. Il appelle ainsi à la nécessité de garantir le professionnalisme et l'indépendance de l'administration publique, à de nouvelles mesures de décentralisation budgétaire, à l'achèvement du réexamen de l'accord-cadre d'Ohrid, à la lutte contre la discrimination, à la lutte contre la corruption, à une meilleure liberté d'expression et des médias. Les députés insistent aussi sur le fait que la mise en oeuvre complète des recommandations de la commission d'enquête parlementaire constituée à la suite des événements du 24 décembre 2012 et le respect par toutes les parties du protocole d'accord sont « indispensables ».(CG)