login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11013
Sommaire Publication complète Par article 37 / 41
SOCIAL - ÉDUCATION / (ae) social

La Commission prépare le terrain pour l'entrée en action du FSE 2014-2020

Bruxelles, 06/02/2014 (Agence Europe) - Avec 80 milliards d'euros (prix courant) mis à disposition des États membres pour les années 2014-2020, dans le cadre du Fonds social européen (FSE), la Commission européenne compte bien s'assurer que cet argent sera dépensé d'une manière « efficace et efficiente », c'est-à-dire dans la droite ligne des objectifs fixés dans les recommandations par pays et in fine de la stratégie EUROPE 2020 en matière d'emploi et de réduction de la pauvreté. À cette fin, en collaboration avec la présidence grecque du Conseil, elle a organisé une conférence à Bruxelles, jeudi 6 et vendredi 7 février, pour montrer à tous les acteurs concernés quels sont les changements apportés dans cette nouvelle version du FSE.

Depuis un quart de siècle, la part du budget de la politique de cohésion consacrée au FSE, « de loin le plus important instrument financier de l'UE pour soutenir l'emploi et l'inclusion sociale », selon les termes employés par le commissaire Laszlo Andor (Emploi et Affaires sociales), jeudi 6 février, n'a cessé de diminuer et ce même après 2008 et le début de la crise financière et économique. Dans le nouveau cadre financier 2014-2020, une telle situation ne pourra plus se répéter, puisqu'un seuil fixe minimum a été établi, à 23,1%. Ainsi, la Commission projette que la Pologne devra dépenser dans le seul cadre du FSE plus de 12,8 milliards d'euros d'ici à 2020. Ce seront 8,2 milliards pour l'Italie, 7,4 milliards pour l'Espagne et 7 milliards pour le Portugal, pour prendre l'exemple des plus importants bénéficiaires.

De quelle manière ces montants seront-ils dépensés ? La Commission y travaille et négocie avec les États membres. Différentes études et les négociations interinstitutionnelles sur le FSE avaient montré une certaine résistance des États membres à utiliser ce fonds uniquement en faveur du « capital humain » au détriment d'objectifs « en béton », telle la construction d'infrastructures par exemple. Or, comme l'a rappelé M. Andor, lors de son intervention à l'ouverture de la conférence à Bruxelles, « le FSE joue un rôle fondamental dans le développement du capital humain », ce qui se traduit par un soutien à « plus de 15 millions de personnes par an pour améliorer leurs compétences, faciliter leur intégration dans le marché du travail, combattre l'exclusion sociale, lutter contre la pauvreté et améliorer l'efficacité de l'administration publique ». (JK)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES
SOCIAL - ÉDUCATION
COUR DE JUSTICE DE L'UE