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Bulletin Quotidien Europe N° 11013
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transport

Droits des passagers aériens, tout le monde y trouve son compte

Bruxelles, 06/02/2014 (Agence Europe) - Les grands groupes du Parlement européen se sont félicités du renforcement des droits des passagers aériens, après l'adoption, mercredi 5 février en plénière, du rapport de Georges Bach (PPE, luxembourgeois) sur ce dossier. Consommateurs et aéroports applaudissent la position du Parlement européen. Les compagnies aériennes semblent avoir obtenu gain de cause.

Tout le monde trouverait donc son compte dans les droits tels que révisés par le Parlement. Une clarification qui était urgente aux yeux de l'eurodéputé Mathieu Grosch, porte-parole sur le transport pour le PPE. Le vote met fin à une incertitude autant pour les passagers que pour les compagnies aériennes, a déclaré Saïd El Khadraoui (S&D/belge). Les verts, dans l'ensemble satisfaits, ont tenu une ligne plus ferme, notamment en demandant des compensations partielles pour un retard d'une heure (contre trois au minimum), a indiqué le Britannique Keith Taylor. Chez les libéraux, le Britannique Graham Watson a salué que Gibraltar soit soumis à ces règles révisées, comme son groupe l'avait demandé, et ce malgré des dissensions à ce sujet avec la délégation espagnole. « Il s'agit du droit de tous les citoyens européens, qu'ils soient de Gibraltar, d'Espagne ou d'ailleurs, qui utilisent l'aéroport de Gibraltar », a-t-il fait valoir.

Pour l'organisation européenne des consommateurs (BEUC), la directrice, Monique Goyens, rappelle que les passagers se sont montrés très patients et que l'absence de prise de responsabilité de la part des compagnies aériennes était devenue trop fréquente. Elle voit donc d'un très bon oeil l'approche du Parlement européen qui apporte de la clarté. « Nous avons besoin que l'industrie du transport témoigne du respect à l'égard des passagers en respectant ces lois ». Elle est très satisfaite que les passagers puissent désormais utiliser le billet du vol retour sans avoir utilisé l'aller, jugeant que les clause de « no-show » étaient injustifiables et donnaient lieu à des frais importants pour les passagers.

Les aéroports européens s'y retrouvent aussi dans les dispositions adoptées par les députés européens, notamment à propos des bagages en cabine, alors que la Commission n'avait pas abordé la question de la politique du bagage unique dans ses propositions. Oliver Jankovec, le directeur général du conseil des aéroports européens, ACI-Europe, se réjouit que le Parlement ait « banni » cette pratique qui « endommage l'expérience du passager ». Les aéroports seront assurés de la sorte que les achats réalisés au sein de leur espace commercial pourront être emportés en cabine.

Les compagnies aériennes, pour leur part, estiment avoir obtenu « gain de cause », selon une source européenne, et pourraient se satisfaire de la fin des clauses de no-show. En effet, cette politique pourra perdurer lors des vols à escale. La liste exhaustive des circonstances exceptionnelles n'est pas une mauvaise chose en définitive car elle apporte des certitudes et permet aux compagnies d'invoquer des problèmes techniques si elles peuvent les prouver. Toutefois, les représentants de l'industrie devraient se tourner vers le Conseil pour rectifier le tir à propos de l'indemnisation de cinq nuits d'hôtel prévue pour les passagers bloqués (alors que pour les autres modes de transport, il est prévu 3 nuits d'hôtel), ou encore à propos du retard calculé à destination (qui pourrait déstabiliser les accords qui prévalent entre compagnies). (MD)

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