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Bulletin Quotidien Europe N° 11008
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) sÛretÉ alimentaire

L'OAV critique la gestion des abattoirs français de volailles

Bruxelles, 30/01/2014 (Agence Europe) - Manquements, défaut d'hygiène, non-conformité aux règlements européens... La gestion des abattoirs de volailles français laisse à désirer.

C'est ce qui ressort d'un rapport de l'Office alimentaire et vétérinaire européen (OAV), mis en ligne mercredi 29 janvier sur le site de la Commission européenne.

Le dernier audit du secteur de la volaille réalisé en France avant celui-ci s'était déroulé en 2008 et avait mis en lumière des non-conformités au niveau des inspections ante mortem et post mortem. Les vétérinaires de l'OAV ont certes identifié, dans leur mission menée en juin 2013, « certaines améliorations depuis le dernier audit du secteur des viandes de volaille en France en 2008, mais les inspections ante mortem et post mortem sont toujours loin de satisfaire aux exigences de l'UE ». Le rapport de l'OAV conclut aussi que l'efficacité du système de contrôles officiels est « mis en péril par des insuffisances détectées », notamment en ce qui concerne les conditions de bien-être animal au moment de l'abattage des volailles.

L'OAV note que les inspections effectuées « s'écartent considérablement des exigences établies par le règlement ». Il souligne notamment que ces inspections sont faites « au niveau de l'abattoir par le personnel de l'exploitant » et non « par un vétérinaire officiel, comme le prévoit la législation ».

La présence d'un vétérinaire et d'auxiliaires officiels dans les abattoirs de volailles dépend du volume de la production. Seuls les plus grands abattoirs, produisant plus de 30 000 tonnes de viande par an, sont soumis à la supervision permanente d'un vétérinaire officiel et d'auxiliaires officiels. L'OAV note cependant que, « dans aucun des deux grands abattoirs visités », le personnel vétérinaire n'est resté sur place pendant toute la durée de l'abattage. Dans certains sites, il n'était même « sur place qu'une fois par semaine ».

En outre, le rapport de l'OAV stipule que l'efficacité du système de contrôles officiels des conditions de bien-être pour l'animal au moment de l'abattage est « compromise par de nombreuses non-conformités ».

Mais, outre ces défauts dans le contrôle, la mission européenne a relevé des manquements au niveau de l'hygiène tant au niveau des 'surfaces' (sols, plafonds) que dans les pratiques des opérateurs. Sont pointés du doigt le maniement des viandes et des cartons par les mêmes opérateurs, les équipements poussiéreux au-dessus des viandes, les températures excessives, les couteaux insuffisamment nettoyés… (LC)

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