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Bulletin Quotidien Europe N° 11008
Sommaire Publication complète Par article 14 / 31
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Améliorer les programmes de distribution dans les écoles

Bruxelles, 30/01/2014 (Agence Europe) - Comme nous l'avions anticipé (EUROPE 11002), la Commission européenne a adopté, jeudi 30 janvier, une proposition visant à regrouper dans un cadre commun deux programmes de distribution de produits agricoles dans les écoles, actuellement séparés, à savoir le programme en faveur de la consommation de fruits à l'école et celui en faveur de la consommation de lait à l'école.

Après un débat au Parlement européen et au Conseil et l'approbation du nouveau cadre juridique et financier, le programme réformé pour les écoliers devrait entrer en vigueur en 2016.

Dans le contexte actuel d'une baisse de la consommation de ces produits chez les enfants, l'objectif est de « lutter plus efficacement contre une mauvaise alimentation, de renforcer les aspects éducatifs des programmes et de contribuer à la lutte contre l'obésité », explique la Commission.

Sous le slogan 'Manger sain pour se sentir bien', ce programme renforcé, conçu sur le modèle 'de la ferme à l'école', mettra l'accent sur des mesures éducatives visant à sensibiliser davantage les enfants aux habitudes alimentaires saines, à la large gamme de produits agricoles disponibles, ainsi qu'aux questions relatives à la durabilité, à l'environnement et aux déchets alimentaires.

Le programme en faveur de la consommation de lait dans les écoles a été instauré en 1977 et le programme en faveur de la consommation de fruits à l'école, en 2009. Les deux programmes profitent chaque année à près de 30 millions d'enfants: plus de 20 millions en ce qui concerne le programme 'lait à l'école' et 8,5 millions en ce qui concerne le programme de distribution de fruits à l'école.

Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture, a déclaré devant la presse que le problème de l'obésité est encore présent en Europe pour « un tiers des enfants âgés de 6 à 9 ans ». Donc, l'objectif de ces programmes n'a toujours pas été atteint. « Nous avons donc décidé de fusionner ces programmes pour que l'impact soit plus grand encore », a expliqué le commissaire. La Commission propose de simplifier les programmes (fusion des deux programmes en un seul programme européen), d'agir de façon plus ciblée et de demander aux pays de l'UE une planification pluriannuelle. Entre 30 et 50% du fardeau administratif disparaîtra grâce à cette nouvelle proposition, a souligné M. Ciolos.

Il a rappelé que la participation à ces programmes est volontaire, et précisé que la proposition visera à accorder aux pays davantage de latitude dans la mise en oeuvre (dans le choix des produits à distribuer). Il y aura le lait en boisson et/ou les fruits et légumes, mais les pays pourront ajouter certains produits spécifiques, comme l'huile d'olive, les yaourts, le miel.

Les autorités sanitaires nationales seront aussi parties prenantes car les pays devront les consulter afin de décider par exemple de la teneur en matière grasse du lait qui sera distribué.

Il y aura aussi des mesures éducatives à choisir par les pays (visites dans les exploitations agricoles, jardinage…).

Les pays pourront aussi définir sur mesure le programme en fonction de leurs besoins et de leurs préférences (choix du groupe-cible, de la tranche d'âge-cible, de la durée du programme, de la fréquence et de la méthode de distribution…).

Budget. La neutralité budgétaire est respectée, mais l'impact sera renforcé, promet la Commission. Comme prévu dans le cadre financier pluriannuel 2014/2020, le nouveau programme, une fois adopté, sera doté d'un budget de 230 millions d'euros par année scolaire (150 millions d'euros pour les fruits et légumes et 80 millions d'euros pour le lait). À titre de comparaison, le budget 2014 est de 197 millions d'euros (respectivement 122 millions d'euros et 75 millions d'euros). Les pays de l'UE auront la possibilité de transférer d'un programme à l'autre jusqu'à 15% des crédits, en fonction de leurs priorités ou de situations spécifiques.

Compétence européenne

À ce jour, seuls la Finlande, la Suède et le Royaume-Uni ont choisi de ne pas participer au programme 'fruits et légumes'. Tous participent à celui sur le lait (la Croatie et la Grèce ont rejoint ce programme lors de l'année scolaire 2013/2014). Certains pays s'interrogent sur la raison d'être de ces programmes (responsabilité nationale, voire parentale pour eux). M. Ciolos a défendu leur bien-fondé: « L'agriculture est une compétence européenne, et l'UE est compétente dans les programmes santé. Ici, c'est une combinaison des deux aspects. Certains pays ont des programmes nationaux spécifiques, c'est pourquoi il n'y a rien d'obligatoire. Mais beaucoup de pays n'ont pas la possibilité budgétaire de financer ce genre de programmes. Le problème de l'obésité est un problème horizontal, donc nous avons la responsabilité de proposer ce genre de programme à l'échelle européenne ». (LC)

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