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Bulletin Quotidien Europe N° 10989
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) centrafrique

Les options d'une mission civile de l'UE à décider en janvier

Bruxelles, 20/12/2013 (Agence Europe) - Extrêmement préoccupés par la crise humanitaire en République centrafricaine qui s'aggrave de jour en jour et par les multiples exactions/représailles interreligieuses, les chefs d'État et de gouvernement des 28 ont confirmé, vendredi 20 décembre, leur plein soutien à l'intervention militaire française en appui à la force africaine de la MISCA pour rétablir la sécurité.

Ils ont aussi confirmé la disponibilité de l'UE à examiner toutes les options d'une mission PSDC pour contribuer à la stabilisation du pays, et ce dès janvier 2014, à la très grande satisfaction du président français, François Hollande (voir autre nouvelle).

Catherine Ashton, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, est invitée à présenter ces options au Conseil Affaires étrangères pour qu'il puisse prendre une décision en janvier. Jeudi 19 décembre, le Conseil européen avait soutenu l'idée de réviser le mécanisme Athena pour améliorer le financement des futures missions et opérations de l'UE en cas de crise, sur la base d'un rapport à présenter par Mme Ashton.

« La réponse française en Centrafrique a permis d'éviter le désastre d'une guerre civile, voire même peut-être un génocide », a souligné le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, à l'issue du Sommet.

À défaut d'avoir obtenu de ses collègues autre chose que des offres de soutien logistique, le président français s'est félicité d'avoir obtenu que « les options seront présentées pour qu'une opération européenne soit décidée en janvier. Cela se fera dans le cadre de la PSDC dans un délai très court. Il y aura une opération civile et pour partie sécuritaire. Les demandes que j'avais adressées sont largement satisfaites ». Et de préciser à la presse: « Je ne demande pas de troupes pour des actions militaires. Nous avons besoin de militaires pour la sécurisation des aéroports, les actions sanitaires, l'action purement humanitaire, l'organisation des élections. Il est important que le drapeau européen puisse flotter ». Selon lui, « dès que la mission européenne aura été décidée, les financements seront automatiques ».

La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est montrée plus réservée. « Dans un premier temps, nous parlons d'une révision du mécanisme Athena. Nous nous pencherons sur la question lors de notre prochaine réunion. Il n'y aura pas de financement rétroactif. Pour la mise en place de mécanismes civils et militaires, tout dépendra de la situation en janvier et l'Allemagne ne participera pas avec des troupes. Je l'ai dit à François Hollande », a-t-elle déclaré à la presse.

Plus généralement, Angela Merkel est d'accord pour que l'UE s'engage en Afrique, comme au Mali, par exemple. On peut imagier des missions de formation, d'aide humanitaire, des activités de soutien technique, mais « pour un engagement européen, il faut des décisions européennes et pas seulement un mandat de l'ONU », a-t-elle indiqué à l'issue du débat sur la défense.

Le prochain sommet UE/Afrique, qui se tiendra à Bruxelles les 2 et 3 avril prochains, permettra d'en débattre. (AN)

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