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Bulletin Quotidien Europe N° 10989
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

Le Brésil défend ses mesures fiscales dénoncées par l'UE

Bruxelles, 20/12/2013 (Agence Europe) - Brasilia assure disposer d'arguments solides pour démontrer, dans le cadre des consultations à l'OMC avec l'UE, qu'elle respecte les règles du commerce mondial.

« Le Brésil n'est pas un pays protectionniste », a affirmé le président de la confédération brésilienne de l'industrie (CNI), Robson Braga de Andrade, après l'ouverture par l'UE, le 19 décembre, d'une procédure à l'OMC contre des mesures fiscales jugées par la Commission discriminatoires pour les produits importés.

S'il a reconnu que le Brésil a encouragé une politique de contenu local qui a donné la priorité à la production nationale, M. Andrade s'est appuyé sur le déficit de la balance des marchandises de son pays en 2013, évalué à 120 millions de dollars, pour prouver que l'industrie n'était pas protégée. « Nous ne réussissons pas à exporter de véhicules brésiliens en Europe, pas à cause du prix mais pour des questions spécifiques comme les barrières non tarifaires imposées par ces pays qui n'approuvent pas nos produits », a-t-il insisté. De son côté, le ministre brésilien des Affaires étrangères, Luiz Alberto Figueiredo, a assuré que le Brésil avait « des arguments solides pour démontrer que ses programmes sont conformes aux règles de l'OMC ».

L'UE met en cause des mesures fiscales, selon elle incompatibles avec les règles de l'OMC, comme des exonérations sélectives ou des allégements des taxes sur les biens produits au Brésil. La Commission vise en particulier la hausse de 30% en septembre 2011 de la taxe appliquée par le Brésil aux véhicules à moteur, mais dont sont exemptés les voitures et les camions de fabrication nationale. Cette taxe, qui devait expirer fin 2012, a été prolongée sous une autre forme pour cinq ans de plus. L'UE vise aussi des mesures similaires pour d'autres biens, allant des ordinateurs et des téléphones intelligents aux semi-conducteurs. (EH)

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