Bruxelles, 20/12/2013 (Agence Europe) - La guerre est déclarée au sein du parti ADLE entre les partisans du chef de groupe belge au PE, Guy Verhofstadt, et ceux de l'actuel commissaire aux Affaires économiques et monétaires, le libéral finlandais Olli Rehn. Les deux hommes ont tous deux affiché leur intérêt pour la course à la présidence de la Commission européenne et au leadership dans leur parti début décembre, lors d'un congrès à Londres, et devront être départagés le 1er février lors d'un nouveau congrès à Bruxelles.
Les centristes français ont été parmi les premiers à dégainer, l'élue Marielle de Sarnez estimant ainsi le 17 décembre dans les colonnes du quotidien belge Le Soir qu'Olli Rehn « n'est pas compatible avec les valeurs du Parti démocrate et avec ce que nous défendons comme projet européen, le modèle de société que nous défendons. Ce ne serait pas, pour nous, un candidat naturel et légitime. (…) On a besoin de leadership politique à la présidence de la Commission, de quelqu'un avec une forte personnalité, qui porte une vision et qui peut fédérer les différences, et qui ne soit pas un suiveur par rapport aux États membres. Guy Verhofstadt me semble donc être un très bon candidat », ajoutait la Française.
Si les pays du Benelux soutiennent le leader belge, son rival Olli Rehn peut se targuer du soutien des pays du nord de l'Europe et même des Lib-Dems britanniques, comme l'a indiqué en milieu de semaine le vice- Premier britannique, Nick Clegg. Quatorze leaders ADLE se sont prononcés en faveur de ce candidat, associé à la crise de la zone euro et à la réponse qui lui a été donnée via la 'troïka'. Les soutiens de M. Rehn viennent ainsi d'Allemagne (FDP), du Danemark, d'Estonie, de Croatie, de Bulgarie ou encore de Chypre, sans oublier bien sûr la Finlande.
Le soutien à M. Rehn pourrait toutefois s'avérer plus nuancé, la délégation des Lib-Dems britanniques au Parlement européen ayant en effet désavoué Nick Clegg et s'étant démarquée de son soutien inconditionnel au commissaire.
Jeudi 19 décembre, les membres du parti ADLE devaient aborder le sujet avant le Sommet européen. Les candidatures au 'top job' de la Commission doivent se clore officiellement ce vendredi 20 décembre. (SP)