Bruxelles, 11/12/2013 (Agence Europe) - Amnesty International a dénoncé, mercredi 11 décembre, dans un communiqué, la faiblesse de la réponse donnée par les Vingt-huit aux crimes de haine dans l'UE, l'ONG estimant que les conclusions adoptées vendredi 7 décembre ont échoué à remédier aux lacunes dans les droits et pratiques nationaux. Les « récents incidents liés aux crimes de haine à travers les États membres, comme la vague d'attaques racistes contre les migrants en Bulgarie ou les violences quotidiennes à l'encontre des LGBTI, montrent clairement l'urgence d'une action européenne pour protéger les victimes », explique l'ONG. « Nous voyons trop souvent que trop peu d'actions sont menées par les autorités nationales pour reconnaître, investiguer et poursuivre le motif de haine derrière ces attaques », dit Amnesty. L'association invite les États membres à améliorer rapidement leur réponse ainsi que la décision cadre de 2008 sur la lutte contre le racisme et la xénophobie jugée insuffisante. Et appelle la présidence grecque à faire en sorte que les États membres s'engagent réellement à reconnaître et poursuivre les crimes de haine. (SP)