Bruxelles, 11/12/2013 (Agence Europe) - Le ton est monté, mardi 10 décembre soir, entre les Pays-Bas et la Suède avant que le Conseil Écofin n'attribue un mandat à la présidence lituanienne en vue des négociations, mercredi, avec le PE sur la directive 'BRRD' harmonisant les régimes nationaux de résolution.
L'un des points d'achoppement concernait la volonté du PE - Gunnar Hökmark (PPE, suédois) est le rapporteur - d'introduire dans la directive des 'outils de stabilisation publics'. De nombreux États (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, Pays-Bas, Roumanie) craignent que ces outils, autorisant une aide publique à des banques défaillantes, affaiblissent le principe fondamental de la directive, à savoir l'introduction d'outils de renflouement interne ('bail-in') selon lesquels les investisseurs privés d'une banque défaillante sont d'abord mis à contribution avant toute injection d'argent public.
« Nous avons passé deux nuits à élaborer un compromis sur la hiérarchie du 'bail-in' qui soit clair et crée des règles du jeu équitables, tout en permettant de la flexibilité. C'était un compromis. Je vais être très franc: j'ai le sentiment que, par le biais d'un rapporteur suédois, la position suédoise est remise sur la table des négociations. Si c'est comme cela que l'on va travailler, je serai très déçu », a déclaré le ministre néerlandais, Jeroen Dijsselbloem, publiquement soutenu par plusieurs ministres. Vexé, son homologue suédois, Anders Borg, a qualifié cette accusation d'« hautement inappropriée », la mettant sur le compte de la fatigue après une réunion marathon de 15 heures. (MB)