Bruxelles, 02/12/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a dénoncé, le 1er décembre, les actions contre les manifestants en Égypte, suivant avec « une grande préoccupation les rapports sur les événements récents ». « L'utilisation déclarée de la force, les arrestations et condamnations disproportionnées peuvent entraver la transition du pays vers la démocratie. Par ailleurs, ces mesures, y compris en vertu de la nouvelle loi sur les manifestations, violent les droits et les aspirations du peuple égyptien et n'offriront jamais une sécurité réelle et durable pour la population égyptienne », a souligné son porte-parole dans un communiqué. Depuis l'entrée en vigueur, le 24 novembre, de la nouvelle loi interdisant les manifestations et rassemblements non autorisés au préalable, la police a réprimé plusieurs manifestations avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes, arrêté des dizaines de manifestants pour non-respect de cette loi et plusieurs ont été condamnés à de lourdes peines de prison.
Mme Ashton a une nouvelle fois rappelé que « les droits fondamentaux doivent être respectés en tout temps » (EUROPE 10973). « Ceci est particulièrement important alors que l'Égypte est maintenant dans les étapes de finalisation de la rédaction de la Constitution révisée, qui devrait protéger les droits et obligations de tous les Égyptiens », a ajouté son porte-parole. Le projet de nouvelle constitution a d'ailleurs été approuvé par la majorité de la commission constituante le 1er décembre dans la journée. Elle confère à l'armée des pouvoirs importants dont celui de juger des civils et, comme c'était déjà le cas, ni le gouvernement ni le Parlement n'auront de droit de regard sur le budget de l'armée. Le projet de constitution devra être approuvé par référendum. (CG)