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Bulletin Quotidien Europe N° 10975
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat/Énergie

Le Parlement planche sur le futur cadre intégré 2030

Bruxelles, 02/12/2013 (Agence Europe) - 950 amendements, 500 pages, 60 000 pages imprimées, 3 co-rapporteurs, 12 rapporteurs fictifs, c'est la traduction en papier et en ressources humaines du travail titanesque entrepris par les commissions parlementaires de l'environnement (ENVI) et de l'industrie (ITRE) pour définir ce que devra être le cadre d'une politique intégrée Climat/Énergie à l'horizon 2030. La réunion conjointe qu'elles ont eue lundi 2 décembre après-midi à Bruxelles - la deuxième du genre - a donné la mesure de l'effort de compromis à faire pour rapprocher deux visions qui s'affrontent. Aux partisans de trois objectifs contraignants (réduction des émissions de gaz à effet de serre, énergies renouvelables, efficacité énergétique) s'opposent ceux qui ne veulent qu'un objectif de réduction des émissions.

Combien d'objectifs, contraignants ou non, quel niveau d'ambition ? Le travail de compromis se fera sur ces questions pour élaborer un avis d'initiative à marche forcée. Le temps presse car la Commission européenne présentera sa proposition de paquet législatif le 22 janvier et tiendra compte de cet avis.

Les amendements de compromis devront être déposés d'ici au 12 décembre, pour être ensuite discutés et votés lors des réunions conjointes coprésidées par Amalia Sartori (PPE, italienne) et Konrad Szymanski (CRE, polonais). Mais, d'ores et déjà, des convergences se dessinent sur trois objectifs stratégiques. « Le développement durable, la sécurité de l'approvisionnement énergétique, la compétitivité, ce sera notre fil rouge. Le paquet 2030 c'est maintenant. Ne commettons pas les mêmes erreurs que par le passé », a déclaré Konrad Szymanski, rapporteur fictif appelant à faire oeuvre de créativité et de souplesse dans les politiques.

« Nous partageons les mêmes objectifs: une Europe compétitive, plus indépendante énergétiquement, une économie durable dans le respect de nos engagements internationaux. Seuls diffèrent les moyens », a assuré Sophie Auconie (PPE, française), s'exprimant au nom du co-rapporteur Anne Delvaux (souffrante). Elle s'est réjouie du large consensus sur la nécessité d'une plus grande cohérence entre les différentes politiques de soutien, quelle que soit la source d'énergie, d'éviter les erreurs du passé en tenant compte de l'interaction des différentes mesures et en améliorant les connexions d'infrastructures énergétiques.« Atteindre 40% d'efficacité énergétique d'ici à 2030, c'est la trajectoire la plus rentable qui permettrait de réduire les émissions de 50% et de porter à 35% la part des renouvelables dans le mix énergétique », a-t-elle dit.

Herbert Reul (PPE, allemand) a ajouté: « En matière de lutte contre le changement climatique, on avance, mais pas assez. Les prix de l'énergie grèvent de plus en plus les budgets des personnes, on a atteint la limite. Il faut se mettre d'accord sur un objectif capital, les instruments suivront ». Et de citer comme instrument majeur « l'ETS s'il fonctionnait ». (AN)

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