Bruxelles, 02/12/2013 (Agence Europe) - À la suite de l'annonce des élections générales le 5 janvier 2014, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a souligné, le 30 novembre, que « l'UE reste préoccupée quant au fait qu'il y ait encore une confrontation entre les principaux groupes politiques au Bangladesh sur la composition du gouvernement pendant la période électorale ». L'UE appelle les dirigeants de tous les partis politiques « à s'entendre sur une formule mutuellement acceptable pour faciliter la tenue d'élections qui reflètent pleinement la volonté du peuple », a expliqué Mme Ashton, saluant les efforts de ceux qui ont travaillé pour atteindre cet objectif.
Tout aussi inquiète par l'intimidation et la confrontation sous forme de « grèves générales » (grèves politiques) et par l'arrestation de politiciens et de défenseurs des droits de l'homme, Mme Ashton a exhorté les dirigeants politiques à s'abstenir de toute action qui pourrait déclencher de nouvelles violences. Elle a « invité instamment » au respect des droits de l'homme et des principes démocratiques, et à assurer le plein respect des droits des détenus.
« La fin de la violence et la recherche d'une solution politique à travers le dialogue sont essentielles pour qu'une élection pacifique, inclusive, transparente et crédible puisse avoir lieu. Ce ne sera possible que si toutes les parties s'entendent pour aller de l'avant, dans l'intérêt de l'avenir du pays », a souligné la Haute représentante.
Elle a expliqué que l'UE est prête à envisager l'envoi d'observateurs électoraux, prévenant cependant que cela dépendra « de la situation politique et de sécurité » dans le pays.
Depuis cinq semaines, plus de 50 personnes ont été tuées et des dizaines de milliers ont été blessées dans des affrontements entre la police et les sympathisants de l'opposition, qui veut boycotter les élections. Le principal parti d'opposition, le Bangladesh Nationalist Party, et ses 17 alliés réclament la formation d'un gouvernement technique intérimaire pour organiser ces élections. Mais le Premier ministre a refusé et formé un gouvernement intérimaire incluant seulement ses alliés. (CG)