Bruxelles, 18/10/2013 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères se retrouvent en Conseil, lundi 21 octobre, pour discuter de la situation en Égypte et de l'aide de l'UE au pays. Lors du Conseil spécial du 21 août (EUROPE 10904), ils avaient chargé la Haute représentante, Catherine Ashton, « d'examiner la question de l'assistance de l'UE à l'Égypte en vertu de la Politique européenne de voisinage (PEV) et l'accord d'association sur la base de l'engagement de l'Égypte en faveur des principes qui le sous-tendent ». « L'UE suivra de près la situation en Égypte et sa coopération sera réajustée en conséquence », expliquaient-ils alors, précisant que l'assistance au secteur socio-économique et à la société civile se poursuivrait. Selon un haut fonctionnaire européen, l'objectif de la discussion est « de voir si les États membres sont sur la ligne du 21 août ou si certains voudraient qu'on soit plus restrictifs ou plus ouverts ». « À ce stade il n'y a pas d'indication qu'un État a changé de position par rapport à ce qui a été décidé en août », a-t-il ajouté. Une autre source a précisé qu'il ne serait pas question de coupe mais de suspension ou de redirection de fonds, si des mesures devaient être prises.
Parallèlement, les ministres devraient adopter des conclusions prenant note du rapport de la Cour des comptes sur l'Égypte, critique à l'égard de l'aide européenne, la considérant comme « bien intentionnée mais inefficace » (EUROPE 10869). La Haute représentante reviendra aussi sur son voyage sur place début octobre (EUROPE 10936)
Syrie, Libye et Partenariat oriental au programme du Conseil
Les ministres discuteront également de la situation en Syrie, que ce soit de la mission de l'Organisation d'interdiction des armes chimiques, de la situation humanitaire ou encore de la solution politique, alors que la conférence de Genève II pourrait avoir lieu fin novembre. À la demande de la France, des conclusions devraient être adoptées.
Le Conseil reviendra sur la situation en Libye, d'un point de vue sécuritaire. « Il y a quand même un Premier ministre qui a été enlevé, il aurait été un peu étrange que l'on n'en parle pas », a souligné un diplomate européen, ajoutant que les États membres vont discuter de ce qu'ils peuvent faire de plus pour aider à la création d'un État. Les ministres discuteront aussi de la Libye du point de vue de l'immigration, le pays étant un des principaux points de départ des bateaux d'immigrés.
Priorité de la présidence lituanienne, les ministres parleront des derniers développements dans le Partenariat oriental, en préparation du sommet de Vilnius fin novembre, et discuteront de la déclaration finale du sommet. L'Ukraine et ses progrès dans la mise en oeuvre des critères de l'UE pour la signature de son accord d'association seront abordés, mais aucune décision ne devrait être prise lors de ce Conseil.
Les ministres s'entretiendront brièvement sur la Birmanie, avant de recevoir pour le déjeuner Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix en 1991.
Les ministres devraient adopter, sans débat, des conclusions sur la Bosnie-Herzégovine, dans lesquelles les ministres devraient souligner leur préoccupation quant à l'échec du Dialogue de haut niveau, en particulier l'échec des dirigeants politiques de Bosnie de mettre en oeuvre l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme 'Sejdic/Finci' (EUROPE 10940). Des conclusions sur le Yémen, pour rappeler l'importance du processus de transition, et d'autres sur la lutte contre la prolifération des armes de destructions massives sont aussi attendues. (CG)