login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10946
Sommaire Publication complète Par article 11 / 39
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) irak

Le vice-président irakien en exil appelle l'UE à l'aide

Bruxelles, 18/10/2013 (Agence Europe) - Le vice-président irakien en exil, Tariq Al-Hashimi, a appelé, le 17 octobre, l'UE à l'aide pour « empêcher la noyade » de son pays, « éviter le pire avant que ce ne soit trop tard ». En visite à Bruxelles, l'homme, qui vit en Turquie et qui a été condamné à mort par contumace en Irak, a exhorté « l'UE et la communauté internationale libre, au nom des principes et valeurs dans lesquels elles croient - droits de l'homme, de la femme, démocratie, bonne gouvernance, droits des minorités (…)- à faire respecter ces principes ». Rappelant que des troupes américaines et européennes ont envahi l'Irak en 2003 pour « créer un Irak moderne, démocratique », il a demandé à l'UE d'accomplir son « engagement ». « Vous êtes venus, vous avez une obligation, vous avez envahi mon pays pour une meilleure vie mais vous avez échoué, je vous demande maintenant d'accomplir votre obligation », a-t-il expliqué.

Ainsi, « plus d'attention doit être donnée à la situation irakienne, (…) Nous avons besoin de plus d'engagement, d'investissement politique de la part des Européens », a souligné M. Al-Hashimi, ajoutant que l'UE « a la capacité et l'intérêt de s'engager plus profondément en Irak ». Il a demandé à l'UE et aux autres organisations internationales et régionales à venir être des témoins, des observateurs du processus politique et électoral.

Le vice-président s'est montré pessimiste concernant le futur de son pays. Selon lui, « après huit ans sous le gouvernement Maliki, la situation s'est détériorée » que ce soit au niveau civil, sanitaire, de paix sociale, judiciaire ou de politique étrangère. « L'Irak n'a jamais été témoin dans son histoire moderne d'un régime pire que celui-là », a-t-il souligné. Ajoutant que « nous devons agir rapidement. Si ce gouvernement continue et reste au pouvoir, il y a un risque de guerre civile, toutes les indications sur le terrain montrent un futur alarmant et inquiétant ». Le vice-président a rappelé les problèmes de discrimination, de corruption ou encore les interférences et l'ingérence de l'Iran dans son pays.

Il a appelé M. Maliki à laisser sa place. « Le Premier ministre doit démissionner, libérer le processus politique et la destinée de mon pays puis il faut créer un gouvernement de coalition », a estimé M. Al-Hashimi. (CG)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
SOCIAL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CALENDRIER