Bruxelles, 18/10/2013 (Agence Europe) - Les représentants de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) n'ont pas encore posé leur valise à Athènes pour entamer un second round de discussions que le gouvernement grec a déjà annoncé la couleur: il n'y aura pas de nouvelles « mesures horizontales » ajoutées au budget 2014 pour convaincre les créanciers que le pays peut rester dans les clous sur le plan budgétaire.
« Nous ne pouvons pas accepter des opinions qui semblent sous-estimer les efforts du peuple grec et l'amélioration de tous les indicateurs économiques », a déclaré vendredi 18 octobre le ministre grec Yannis Stournaras, à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre, Antonis Samaras.
Le projet de budget grec pour l'année prochaine que le gouvernement a soumis au parlement le 7 octobre, laisse sceptiques les représentants des créanciers d'Athènes. Ceux-ci estiment qu'il faut jusqu'à deux milliards d'euros de mesures supplémentaires pour que ce budget soit crédible en matière de respect des objectifs budgétaires.
Aucune date de retour de la 'troïka' n'est encore fixée mais tout retard dans la conclusion de cette mission provoquera, de facto, un retard dans le versement des tranches d'aide promises par l'eurozone et le FMI pour le dernier trimestre de cette année. Selon la dernière mise à jour du calendrier de la Commission (juillet 2013), 1,8 milliard d'euros du FMI et 3,1 milliards d'euros de la zone euro sont en jeu. Par ailleurs, la Grèce attend toujours 1 milliard d'euros du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et des banques centrales de l'eurosystème, cette somme étant sujette à l'approbation des experts nationaux du Conseil une fois que quatre actions préalables (ex: réduction de la fonction publique, privatisations…) seront mises en oeuvre. M. Stournaras a d'ailleurs rencontré, mercredi, Thomas Wieser qui préside le Groupe de travail sur l'euro. (EL)