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Bulletin Quotidien Europe N° 10941
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

COP 19, de l'ambition et un calendrier, un must pour les parlementaires

Bruxelles, 11/10/2013 (Agence Europe) - La dix-neuvième conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies pour les changements climatiques, qui se tiendra à Varsovie (COP 19, 18 novembre), doit être une étape décisive pour garantir la conclusion d'un accord climatique mondial juridiquement contraignant en 2015 à Paris et, pour ce faire, la COP 19 doit établir un calendrier pour parvenir à cet accord, estiment les membres de la commission de l'environnement du Parlement européen. Ils l'ont dit dans un projet de résolution adopté jeudi 10 octobre à Strasbourg, appelant l'Union européenne à parler d'une seule voix et à être ambitieuse, pour le climat et dans son propre intérêt. Car pour garder son leadership technologique, les députés jugent qu'elle doit se doter d'objectifs ambitieux pour 2030 en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables. Ce message fort a été délivré à la veille du Conseil Environnement qui, si tout va bien, doit adopter, lundi à Luxembourg, des conclusions sur la position que défendra l'UE à la COP 19 (EUROPE 10940).

« Les regards sont tournés vers la conférence de Paris en 2015 mais, pour atteindre un accord climatique global et robuste, la conférence de Varsovie sera essentielle pour établir l'architecture et le calendrier de cet accord. Nous estimons que l'UE doit prendre la tête des efforts en augmentant ses propres objectifs afin de faciliter un tel accord », résume Matthias Groote (S&D, allemand), président de la commission parlementaire de l'environnement, qui conduira la délégation d'eurodéputés présente à Varsovie à partir du 18 novembre pour le volet ministériel de la COP 19.

Les députés considèrent que l'accord à conclure en 2015 doit avoir comme objectif de réussir en 2030 à ramener les émissions mondiales en dessous du niveau de 1990 (année de référence de la première période d'engagement du Protocole de Kyoto) et viser l'élimination progressive des émissions de carbone d'ici à 2050. Si l'UE veut rester aux avant-postes des technologies de l'avenir pour une économie respectueuse du climat, elle devrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 50% à l'horizon 2030, soulignent-t-ils. Et, selon eux, pour qu'un accord puisse être conclu avec succès en 2015, il faudrait que tous les pays mettent des objectifs de réduction sur la table avant le sommet mondial dont le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a proposé la tenue en septembre 2014.

Ils insistent aussi sur l'importance d'établir un prix du carbone pour les émissions de l'aviation internationale et du transport maritime international pour réduire les émissions et générer des recettes.

Les propositions de la Commission européenne sur l'horizon 2030 sont attendues avant la fin de l'année. Rappelons que la Pologne, qui préside la COP 19, est opposée à tout relèvement unilatéral des objectifs de l'UE actuellement sur la table (une réduction de 20% à l'horizon 2020 par rapport à 1990 et 30% si les autres parties aux négociations consentent des engagements comparables). (AN)

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