Bruxelles, 11/10/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a fait part, le 10 octobre, de son soulagement quant à la libération du Premier ministre libyen, Ali Zeidan, enlevé dans la matinée puis libéré après quelques heures par un groupe d'ex-rebelles affirmant avoir agi sur ordre du parquet général. « Ces actions mettent en danger les gains durement acquis de la révolution », a souligné Mme Ashton dans un communiqué. « Elles rendent d'autant plus urgent pour le peuple libyen de rester uni et de travailler à la réconciliation nationale et à l'instauration de la primauté du droit », a-t-elle ajouté.
Le porte-parole de la Haute représentante a souligné qu'il est « évident » que l'enlèvement « n'est pas la façon de régler les différends politiques. Faire usage de la violence ou enlever des gens ne devrait jamais être utilisé dans le cadre du processus politique », a-t-il expliqué.
Dans un communiqué, Mme Ashton a précisé que cet enlèvement renforce la détermination de l'UE à soutenir et à travailler avec le gouvernement élu et le peuple libyens sur « le renforcement des institutions afin que les principes démocratiques et la primauté du droit puissent être respectés ».
Le Premier ministre britannique, David Cameron, a souligné que son pays allait aider la Libye à « venir à bout des problèmes de sécurité », alors que le président français, François Hollande, a appelé la communauté internationale à agir pour aider les autorités libyennes à rétablir la sécurité, soulignant que la France a « toujours dit sa disponibilité pour apporter sa coopération en matière de sécurité ». (CG)