Bruxelles, 11/10/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante, Catherine Ashton, et le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, ont appelé, vendredi 11 octobre, l'Azerbaïdjan à résoudre les « graves lacunes » identifiées dans les conclusions préliminaires de l'OSCE et du BIDDH concernant les élections présidentielles de la veille.
Les conclusions montrent « que des problèmes importants ont été observés à tous les stades du processus le jour du scrutin et identifient de graves lacunes - notamment les restrictions aux libertés d'expression, de réunion et d'association qui ne garantissent pas une égalité des chances pour les candidats - qui doivent être résolues pour que l'Azerbaïdjan respecte pleinement ses engagements internationaux », ont souligné les porte-parole de Mme Ashton et M. Füle dans un communiqué commun. Ils ont ajouté que les citoyens qui ont déposé des recours sur le déroulement des élections doivent avoir des garanties suffisantes de recours efficace.
Pour les dirigeants européens, « la forte participation à l'élection témoigne de l'engagement du peuple d'Azerbaïdjan envers le processus démocratique ». Tout en relevant les déclarations de la délégation du Parlement européen et de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Mme Ashton et M. Füle se sont félicités de la volonté des autorités d'avoir une forte présence d'observateurs nationaux et internationaux.
La Haute représentante et le commissaire à l'Élargissement ont encouragé les autorités du pays à prendre en compte les recommandations de la communauté internationale « en vue de continuer à tracer le chemin vers la démocratie et l'état de droit » et se disent « impatients » de poursuivre leur collaboration avec le pays.
Pour la délégation du Parlement européen et celle du Conseil de l'Europe, le processus électoral « est loin d'être parfait, mais c'est un début ». Dans leur déclaration commune, elles expliquent que « dans l'ensemble, vers le jour de l'élection », le processus électoral a été « libre, équitable et transparent ».
« Les procédures électorales à la veille et le jour du scrutin ont été menées d'une manière professionnelle et paisible », ajoutent ils, soulignant que « le jour des élections, nous n'avons assisté à aucune preuve d'intimidation contre les électeurs ». Mais si le débat électoral a été « plus ouvert » comparé aux dernières élections, « la liberté d'expression reste une préoccupation sérieuse ».
Le président sortant Ilham Aliyev du parti 'Nouvel Azerbaïdjan' a été réélu avec 84,6% des voix, devant Jamil Hasanli, du Conseil national des forces démocratiques, qui a recueilli 5, 53% des scrutins. (CG)