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Bulletin Quotidien Europe N° 10935
INSTITUTIONNEL / (ae) commission

Barroso, gare à l'impact pour l'Europe des décisions nationales

Bruxelles, 03/10/2013 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne en appelle à la responsabilité des leaders nationaux pour maintenir la stabilité politique en Europe et éviter la résurgence des turbulences susceptibles de prolonger la crise de la dette dans la zone euro.

« Dans mon discours sur l'état de l'Union, j'ai dit que la reprise était en train de revenir mais qu'il y avait des risques à la baisse. Et les risques les plus importants sont les risques politiques. Il y a des pays qui sont en train de créer des difficultés politiques en termes de perception, de stabilité et de manque de détermination », a déclaré M. Barroso, mercredi, à un groupe de journalistes.

Au même moment, à Rome, la chute du gouvernement Letta a été évitée de justesse à la suite d'un coup de théâtre provoqué par le leader du parti 'Il Popolo della Libertà', Silvio Berlusconi. Pour éviter un éclatement de son mouvement et son isolement politique, celui-ci s'est finalement rallié à la position de sénateurs de son parti prêts à voter la confiance au gouvernement Letta, confiance que l'actuel Premier ministre italien a finalement obtenue (EUROPE 10934).

M. Barroso a d'ailleurs jugé « très positif » que le gouvernement italien soit en mesure de poursuivre sans interruption sur la route des réformes. Rome doit agir pour faire en sorte que son déficit public ne redevienne pas excessif au regard des règles du Pacte de stabilité et de croissance et présenter rapidement un projet de budget 2014 qui trouve le point d'équilibre entre assainissement des finances publiques et mesures favorables à la croissance, alors que le gouvernement Letta table sur une croissance de 1% pour l'année prochaine.

Vice-président du Parti populaire européen dont le parti de M. Berlusconi est membre, M. Barroso a usé de son influence pour mettre les leaders politiques italiens face à leurs responsabilités envers l'Europe. « J'ai parlé avec M. Berlusconi, en lui disant bien sûr notre préoccupation. J'ai aussi parlé avec le Premier ministre, M. Letta, et le président de la République, M. Napolitano. Car je crois que c'est mon devoir, en tant que président de la Commission, d'attirer l'attention des hommes politiques sur les conséquences pour l'Europe des décisions qu'ils prennent au niveau national », a-t-il indiqué. Rejetant toute « interférence » dans la vie politique des États membres, il a fait part de sa préoccupation face au « coût » de certaines déclarations politiques qui peuvent avoir des répercussions sur la situation économique d'autres pays dans un contexte de « volatilité » des marchés et d'« interdépendance très grande, surtout dans la zone euro ». (MB)

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