Bruxelles, 03/10/2013 (Agence Europe) - L'UE a fait part, mercredi 2 octobre, de sa profonde préoccupation concernant la conclusion du rapport des Nations unies sur la torture dans les prisons en Libye. « Nous sommes très préoccupés par les conclusions du rapport », a souligné Michael Mann, le porte-parole de la Haute représentante, Catherine Ashton, précisant que « l'UE a soulevé la question des mauvais traitements infligés aux détenus dans son dialogue avec les autorités libyennes ».
Mme Ashton avait appelé, le 31 janvier 2012 (EUROPE), au respect de tous les détenus en Libye, lors de la parution des premiers rapports sur des abus dans les centres de détention et avait demandé aux autorités d'accélérer le processus de rassemblement de tous les lieux de détention sous leur contrôle et d'enquêter sur les allégations de violations des droits des détenus. M. Mann a précisé que le gouvernement libyen s'était engagé à prendre des mesures pour le transfert du contrôle des lieux de détention aux autorités.
Le porte-parole de Mme Ashton a prévenu que l'UE continuera à suivre de près la question. « L'UE est prête à fournir toute l'assistance nécessaire aux autorités dans leurs efforts pour assurer le respect des droits de l'homme, les valeurs démocratiques et la primauté du droit », a-t-il ajouté.
L'UE finance, entre autres, à hauteur d'1,5 million d'euros, un projet qui doit fournir aux victimes de torture, de disparitions forcées et de traumatismes violents des services de réadaptation et de soutien, et plaider en faveur d'un cadre juridique et politique national qui traite de la torture et des autres formes de mauvais traitements.
Selon le rapport des Nations unies, les actes de torture et les mauvais traitements sont fréquents dans les prisons libyennes et de nombreuses arrestations sont arbitraires. 8 000 personnes, soupçonnées d'avoir combattu pour Kadhafi pendant la révolution de 2011 sont détenues, sans procès, dans les prisons gouvernementales. 27 personnes sont mortes depuis 2 ans, probablement à la suite d'actes de torture dans des prisons tenues par des milices et où les conditions de détention sont très dures. (CG)