Bruxelles 26/09/2013 (Agence Europe) - Le groupe PPE au Parlement européen a organisé, les 25 et 26 septembre à Bruxelles, deux journées d'information sur les relations UE-Maroc avec la venue d'un groupe de dix-sept parlementaires marocains avec lequel un dialogue approfondi a été engagé sur tous les thèmes de la relation: politique, économique et social dont le traitement des flux migratoires légaux et illégaux. « Le partenariat Europe-Maroc est plus qu'important pour la stabilité de toute la région », a déclaré à leur intention Joseph Daul, président du groupe PPE.
« Le Maroc avance, et nous voyons effectivement le changement. Je salue les réformes démocratiques continues et engagées dans le calme par le Maroc, ainsi que les efforts notables déployés en matière de gouvernance et de droits de l'homme. C'est pour cette raison que, pour la première fois en Europe, notre groupe organise un dialogue avec autant de forces politiques marocaines, indépendamment de leur idéologie et de leurs idées. Nous voulons les aider à poursuivre leur idéal sur la voie de la démocratie », a dit M. Daul lors d'une des sessions dont seule une partie était ouverte à la presse.
L'initiative est à noter comme un fait exceptionnel, conçue pour aider les forces politiques marocaines à mieux comprendre les enjeux en cours à Bruxelles, la relation spécifique avec leur pays (statut avancé, approfondissement du cadre commercial, accord de pêche, dialogue politique sur les réformes démocratiques, comme sur le Maghreb, le Sahara et le Sahel africain) comme avec la région dans le contexte des bouleversements. L'événement est conçu aussi pour permettre aux députés marocains de plaider la spécificité de leur pays et l'intérêt qu'il représenterait pour l'Europe dans cette région en ébullition. Le souci est, à court terme, de faciliter l'examen par le Parlement européen de l'accord de pêche et d'expliquer le point de vue des députés marocains en préalable de l'examen d'un rapport du conservateur britannique Charles Tannock sur le Sahara.
Au cours des débats, auxquels ont notamment contribué la nouvelle directrice de la FEMIP/BEI, Flavia Palanza, et le directeur général du service extérieur, Hugues Mingarelli, celui-ci a affirmé le devoir de poursuivre les réformes et a ajouté, sur le dossier spécifique de la « mobilité », qu'en retour de facilités de visas, l'UE compte signer un accord de « réadmission ». (FB)