Bruxelles, 26/09/2013 (Agence Europe) - Le président iranien, Hassan Rohani, a annoncé, le 25 septembre, qu'il souhaite que la question du nucléaire iranien soit réglée sous trois mois. « Nous avons besoin d'une résolution dans un temps raisonnable (…) Plus le temps est court, plus c'est bénéfique pour tout le monde. Le choix de l'Iran serait trois mois mais si c'est six mois c'est toujours bon. C'est une question de mois et non d'années », a-t-il expliqué dans une interview au Washington Post. Le président iranien a souligné qu'il attend, lors des rencontres, que l'E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni et Chine, États-Unis et Russie) puisse démontrer que le problème du nucléaire iranien est « une préoccupation réelle ». « Si c'est le cas, je peux vous garantir que cela peut être réglé très rapidement », a-t-il ajouté. M. Rohani a aussi souligné l'importance de « la confiance qui doit être construite ».
« Vous devez reconnaître la gravité (pour l'Iran) du dossier nucléaire. C'est un dossier qui relève du Conseil de sécurité des Nations unies, avec des sanctions et des sanctions unilatérales. L'Iran estime qu'il s'agit d'un dossier très lourd », a ajouté le président, soulignant que « si l'Occident reconnaît à l'Iran ses droits, il n'y a aucun obstacle à la totale transparence nécessaire au règlement de ce dossier ».
Il a précisé que le règlement du dossier nucléaire est « une des responsabilités » de son gouvernement, qu'il est « pleinement habilité » pour le faire mais que le guide suprême, l'Ayatollah, a « au sujet de la stratégie générale » sur la question nucléaire « ses propres vues ».
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, devait rencontrer, le 26 septembre, ses homologues du E3+3 pour discuter de la question nucléaire.
Par ailleurs, selon un officiel du Service européen pour l'action extérieure, l'Iran envisagerait aussi de mettre en place un dialogue sur les droits de l'homme avec l'UE. (CG)