Bruxelles, 12/09/2013 (Agence Europe) - L'industrie brésilienne de la canne à sucre se félicite du soutien des eurodéputés à des mesures visant à encourager la production de biocarburants avancés.
L'association brésilienne de l'industrie de la canne à sucre (UNICA) a salué le vote en plénière, le 11 septembre, en faveur de nouvelles règles pour réorienter la politique de l'UE en matière de biocarburants via la modification des directives « renouvelables » et « qualité des carburants » en prenant en compte le changement indirect d'utilisation des sols (ILUC) et en durcissant les critères de durabilité des carburants verts. « UNICA apprécie beaucoup les efforts déployés ces derniers mois au Parlement européen afin de stimuler la consommation de biocarburants qui ont les performances environnementales et techniques les plus élevées », dont ceux issus de la paille et de la bagasse, souligne l'organisation dans un communiqué.
Mercredi, le Parlement européen a voté en faveur d'un plafonnement de l'utilisation des carburants verts de première génération, issus de cultures agro-alimentaires, à 6% de la consommation de carburants dans le secteur des transports de l'UE à l'horizon 2020, cette dernière devant s'appuyer sur un objectif contraignant de 10% de carburants verts, en vertu de la directive « renouvelables ». Et un objectif minimum de 2,5% a été fixé pour les biocarburants avancés tels que les algues, la bagasse (résidu fibreux de canne) et la paille.
L'objectif minimum alloué à la bagasse est, aux yeux de l'industrie brésilienne, « un pas dans la bonne direction ». L'UNICA se félicite en outre du rejet par le Parlement européen des propositions visant à appliquer des mesures protectionnistes et à rendre difficile, voire impossible, pour la durabilité, le comptage légal des biocarburants compatibles avec la norme UE mais non produits dans l'UE en vue de satisfaire aux exigences des directives « renouvelables » et « qualité des carburants ».
Les producteurs brésiliens d'éthanol saluent aussi l'adoption d'un objectif contraignant d'au moins 7,5% pour la part de bioéthanol dans l'essence d'ici 2020, dont 8% devra être issu de sucres et de féculents. « Ce sous-objectif reconnaît l'importante contribution de l'éthanol aux objectifs de l'UE en matière de sécurité énergétique et de lutte contre le changement climatique », ajoute l'association.
L'UNICA juge toutefois « regrettable » le vote en faveur d'un plafond qu'elle juge « arbitraire » pour l'utilisation de tous les biocarburants issus de cultures alimentaires. « Ce plafond ignore les différences importantes entre les performances environnementales des biocarburants de première génération. En outre, il est vulnérable, en ce qu'il est de facto discriminatoire et viole les règles de l'OMC », insiste l'association, qui dit espérer que les États membres rectifieront le tir et rejetteront ce plafond. (EH)