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Bulletin Quotidien Europe N° 10920
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

L'UE travaille sur le plan de retrait des armes chimiques

Bruxelles, 12/09/2013 (Agence Europe) - Le porte-parole de la Haute représentante de l'UE Catherine Ashton, Michael Mann, a souligné, jeudi 12 septembre, que l'UE réfléchissait aux moyens de mettre en œuvre le plan visant à placer les armes chimiques sous surveillance avant leur destruction. « Nous sommes déjà, du côté de l'UE, en train d'analyser les moyens de mettre en place le plan et d'identifier les contributions potentielles » de l'UE, avec les États membres, a-t-il souligné, sans pour autant préciser lesquels. Il a expliqué que les options seront étudiées à la lumière des résultats de la rencontre à Genève entre le secrétaire d'État américain, John Kerry, et le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov.

M. Mann a aussi rappelé le soutien de l'UE à un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies sur le sujet, sans vouloir préciser si cela comportait un soutien à une mention au chapitre 7 de la Charte des nations unies sur un éventuel recours à la force. Le ministre britannique William Hague a lui précisé qu'un projet de résolution est en cours de discussion et que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité se sont réunis pour des consultations, le 11 septembre au soir. « Une résolution doit établir un engagement contraignant pour le régime syrien à renoncer à ses armes chimiques dans un délai précis », a-t-il précisé, ajoutant que de nouvelles discussions auront lieu une fois le rapport des enquêteurs de l'ONU publié. Un rapport qui devrait être rendu public lundi 16 septembre, selon le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. « Il va dire qu'il y a eu un massacre chimique. (...) Il y aura certainement des indications sur l'origine de ce massacre, commis le 21 août près de Damas et qui a fait des centaines de morts », a-t-il expliqué le 12 septembre. La semaine prochaine, « on aura une vraie idée (sur le fait) de savoir, quelles que soient les intentions initiales, si (l'arsenal chimique de la Syrie) peut être contrôlé ou pas, comme l'ont proposé les Russes », a-t-il ajouté.

Le président syrien, Bachar al-Assad, a confirmé, le 12 septembre, que la Syrie allait placer son arsenal chimique sous contrôle international et envoyer des documents aux Nations unies pour signer un accord, précisant que les menaces de frappes n'ont pas motivé son choix. Selon le quotidien russe Kommersant, le plan comporte quatre étapes: - obtenir l'adhésion de la Syrie à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (1), révéler la localisation de l'arsenal d'armes chimiques et le lieu de leur fabrication par la Syrie (2), autoriser les inspecteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques à entrer en Syrie pour les examiner (3) et enfin décider, en coopération avec ces inspecteurs, de la manière de détruire les armes (4). (CG)

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