Bruxelles, 22/07/2013 (Agence Europe) - Un diplomate occidental de haut rang a souligné, le 19 juillet, que l'élection du nouveau président iranien, Hassan Rohani, pourrait être l'« occasion » d'avancer dans les négociations sur le programme nucléaire. Il s'est attendu à « un changement dans le ton » des Iraniens même s'il faudra juger le nouveau gouvernement iranien « par ses actions ».
Le groupe 'E3+3' attend beaucoup du nouveau président. M. Rohani « a un intérêt particulier dans le dossier nucléaire et il le connaît très bien, car il est au cœur de sa carrière. Nous attendons de lui qu'il soit plus étroitement impliqué que son prédécesseur », a ajouté le diplomate. M. Rohani a été négociateur en chef sur la question nucléaire de 2003 à 2005 et il suit la question depuis plus de 20 ans.
« Nous sommes prêts à avoir un nouveau cycle de négociations dès que possible et nous espérons que la nouvelle équipe de négociation iranienne sera bientôt prête », a expliqué ce diplomate. Les négociations ne reprendront pas avant la nomination du nouveau gouvernement, le 4 août, peut-être en septembre. Mi-juillet, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a fait part du souhait de l'UE à rencontrer « dès que possible » la nouvelle équipe iranienne de négociation (EUROPE 10890).
Les Iraniens ont, eux aussi, des attentes. Les sanctions internationales contre le pays ont un impact fort sur l'économie du pays. « Rohani a promis aux Iraniens que l'allégement des sanctions peut être atteint et il est maintenant confronté aux attentes sur cet objectif », a expliqué le diplomate. Selon lui, « le résultat de l'élection iranienne et la campagne électorale ont montré que nos sanctions ont un impact ».
Le temps presse. « L'E3+3 est préoccupé par l'expansion continue des activités nucléaires iraniennes, y compris liées au plutonium. La construction du réacteur à eau lourde d'Arak s'accélère. Selon le dernier rapport de l'AIEA, il pourrait être opérationnel dès la mi-2014 », a observé cette source. Et de préciser que l'Iran regarde également très attentivement ce qui se passe dans son voisinage, en Égypte et en Syrie. (CG)