Bruxelles, 22/07/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a « pris note », lundi 22 juillet, du clair soutien apporté la veille par le président portugais conservateur, Anibal Cavaco Silva, à la coalition gouvernementale de droite actuellement au pouvoir. Il a écarté la tenue d'élections législatives anticipées avant 2015, date à laquelle le mandat du gouvernement en place doit s'achever (EUROPE 10888).
Ces déclarations sont intervenues après le refus du Parti socialiste de continuer les discussions, demandées par le président portugais, sur un potentiel accord d'union nationale et sur la tenue d'élections législatives à la fin du plan d'aide international. L'échec de ces discussions a été constaté après une semaine.
« Je considère que la meilleure solution est de maintenir en fonctions l'actuel gouvernement », a ainsi déclaré M. Cavaco Silva lors d'une déclaration solennelle, rapporte l'AFP. « Dans l'actuel contexte d'urgence nationale, la convocation d'élections n'est pas une solution pour les problèmes que le Portugal affronte », a-t-il ajouté, rejetant ainsi les appels de l'opposition de gauche en faveur d'une dissolution du Parlement. En place depuis juin 2011, le gouvernement actuel dispose d'une « majorité parlementaire indéniable » et « il est important de montrer aux partenaires européens que le Portugal est un pays gouvernable », a encore souligné le chef de l'État. Tel est aussi le point de vue de la Commission européenne.
Le président portugais avait apporté en premier lieu un soutien très modéré à la coalition en place et au remaniement ministériel proposé par le Premier ministre, Pedro Passos Coelho. Celui-ci a vu sa coalition mise à mal, début juillet, par la démission de deux ministres clés sur fond de tensions concernant le programme d'austérité appliqué depuis mai 2011. Le Parti social démocrate (PSD, centre droit) du Premier ministre et son partenaire de coalition démocrate chrétien, le CDS-PP de Paulo Portas qui avait un temps menacé de quitter le gouvernement, se sont ensuite mis d'accord, M. Portas se voyant promu au rang de vice-Premier ministre chargé de la politique économique et des relations avec les créanciers du pays. (SP)