Bruxelles, 22/07/2013 (Agence Europe) - Bruxelles et Washington confirment que les questions liées à l'agriculture et aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) seront les principales pierres d'achoppement.
Les négociateurs en chef européen et américain, Ignacio Bercero et Dan Mullaney, ont admis après le premier round de négociations pour un partenariat transatlantique sur le commerce et l'investissement (TTIP), début juillet à Washington, que le chapitre SPS sera le plus difficile pour boucler un accord.
Lors de ce premier round, le négociateur européen, M. Bercero, a insisté auprès de son homologue américain sur « les difficultés [de l'UE] à accéder au marché américain en raison d'obstacles phytosanitaires [qu'elle juge] injustifiés », sans donner plus de détails. M. Mullaney a de son côté expliqué qu'un « temps considérable » avait été consacré à l'agriculture, se disant prêt à résoudre les problèmes liés aux barrières non tarifaires. Tous deux ont convenu de la nécessité de garder l'attention des décideurs politiques sur les questions SPS qui enveniment de longue date les relations commerciales bilatérales. « Nous avons l'intention d'élaborer un cadre qui permettra une coopération réglementaire bilatérale efficace pour minimiser les obstacles SPS à l'avenir », avait promis, en ouverture des travaux, le représentant américain au Commerce, Mike Froman.
Sur ce chapitre, l'UE tente de relancer un accord d'équivalence vétérinaire signé en juillet 1999, et dont l'objectif était d'apaiser les frictions en matière de commerce d'animaux vivants et de produits comme les viandes rouges, les produits laitiers, le poisson, les cuirs et peaux. Mais l'accord n'a pas établi d'équivalence des réglementations, chacune des parties concevant des mesures supplémentaires auxquelles l'autre partie doit se conformer avant qu'elles arrivent à l'équivalence des règlements au fil du temps. Répondant à la presse, M. Bercero a admis l'intérêt des parties à voir cet accord modernisé et rendu plus efficace.
Outre le chapitre SPS, le premier round a couvert tous les domaines de l'agenda réglementaire, à savoir la transparence et la cohérence, les TBT, et des secteurs économiques spécifiques. Ce premier échange de vues a bénéficié de l'engagement des agences de réglementation pertinentes des deux partenaires. Bruxelles et Washington ont convenu de progresser en parallèle de manière horizontale et sectorielle sur les questions réglementaires pour atteindre un résultat ambitieux, a expliqué M. Bercero.
De manière générale, Européens et Américains ont identifié des domaines de convergence entre les différentes composantes de la négociation, et dans les zones de divergences, ils ont commencé à explorer les moyens de les réconcilier, avait précisé le négociateur européen. MM. Bercero et Mullaney et leurs équipes se retrouveront la semaine du 7 octobre à Bruxelles, puis début décembre à Washington. (EH)