Bruxelles, 22/07/2013 (Agence Europe) - Après 17 mois de discussions, l'Union européenne et la Géorgie ont conclu lundi 22 juillet les négociations sur la création d'une zone de libre-échange approfondie et globale, laquelle fait partie de l'accord d'association.
« Je suis sûre que nous serons en mesure de parapher l'accord d'association avec l'Union européenne (au sommet du Partenariat oriental) à Vilnius, en novembre », a déclaré, lundi 22 juillet à Bruxelles, la ministre géorgienne des Affaires étrangères, Maia Panjikidze, en amont de la réunion ministérielle du Partenariat oriental.
Déterminée à montrer les efforts de la Géorgie en termes économiques et de changement démocratique, la ministre a répondu aux récentes critiques émises par des députés PPE à l'encontre du gouvernement géorgien (EUROPE 10802). Ils évoquaient « la régression démocratique apparente » en Géorgie. Des critiques que Mme Panjikidze juge « peu correctes car elles ne sont pas fondées sur des preuves évidentes ». Avant d'ajouter: « Nous travaillons avec l'observateur de l'UE, Thomas Hammarberg. Il est comme une 'institution' pour les droits de l'homme. » La ministre recommande l'attente de son rapport (EUROPE 10801) qui devrait être finalisé en juillet et présenté en septembre. « Ensuite vous pourrez juger », a-t-elle lancé.
Elle signale d'ores et déjà les avancées en matière d'indépendance de la justice. Une réforme judiciaire qui s'accompagne « d'enquêtes sur les cas du passé », déclare-t-elle, évoquant les récentes arrestations pour corruption d'anciens ministres du gouvernement Saakachvili. Des arrestations qui ne sont, selon Mme Panjikidze, pas politiques, mais nécessaires: « Nous ne pouvons pas regarder vers le futur sans régler les cas passés. Peut-être que cela irrite nos partenaires européens et américains, mais je suis sûre que cela n'affectera pas l'accord. »
Mme Panjikidze a rappelé l'engagement du gouvernement à garantir des élections présidentielles libres et transparentes, le 27 octobre, avec « un accès égal pour tous les partis aux médias », ajoutant que la police était prête à « protéger tous les meetings pour éviter les violences ».
Enfin, la ministre a évoqué des progrès dans les relations avec la Russie. Elle déplore cependant « la politique agressive de la Russie dans les territoires occupés (Ossétie du Sud et Abkhazie) ». Elle a demandé l'aide de l'UE et des États-Unis pour trouver une solution diplomatique. (LM)