Bruxelles, 11/07/2013 (Agence Europe) - Le président de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, a réduit à néant, mercredi 10 juillet, la possibilité d'effacer purement et simplement une partie de la dette grecque. Dans une interview accordée à cinq médias européens, dont Le Figaro, M. Dijsselbloem s'est refusé à l'ambiguïté, estimant que « quand un pays prête à un autre, il doit être remboursé (…), le principe est établi et préservé ». Et d'ajouter que si les Européens choisissaient la voie d'une décote, les investisseurs risqueraient « d'y regarder à deux fois » avant de prêter à la Grèce. M. Dijsselbloem a précisé que l'Eurogroupe examinerait le dossier grec en avril 2014, soit l'année de fin de programmation du plan d'aide, où Athènes ambitionne de tenter un retour sur les marchés. « Nous verrons quelle suite donner (au programme) » en avril, a-t-il expliqué, ajoutant que la zone euro était prête à « aider les Grecs davantage ». Et de citer la diminution des taux d'intérêts comme possible voie pour y parvenir. Après avoir passé au parlement les projets de loi destinés à permettre le prochain décaissement d'une tranche d'aide, la Grèce ne bénéficiera que d'un court répit. Le FMI devrait soulever la question du financement du programme pour l'année à venir dès cet automne. (EL)