Bruxelles, 11/07/2013 (Agence Europe) - L'association à l'initiative de l'enquête antidumping sur les panneaux solaires, EU ProSun, qualifie les propositions chinoises de « plaisanterie ».
Les médias internationaux faisaient part cette semaine d'un prochain dénouement heureux du conflit entre l'UE et la Chine sur les panneaux solaires chinois, massivement exportés sur le marché européen à coups de dumping et de subventions. La Chine aurait, selon une information relayée en fin de semaine dernière par le média national Shanghai Security News, proposé de plafonner le volume de ses exportations de panneaux solaires vers l'UE à 10 gigawatts, soit une réduction de seulement 20% par rapport à 2012. Et de leur fixer un prix minimum de 0,50 euro par watt, contre 0,37 euro actuellement, soit une hausse de 35%, mais bien en deçà des attentes de la Commission. En échange, Beijing exigerait que ses exportations soient peu ou pas taxées.
Suite à une enquête antidumping lancée en septembre 2012, l'UE impose depuis le 6 juin des taxes provisoires sur les panneaux solaires chinois, mais de 11,8% seulement, la Commission ayant décidé d'une réponse en deux étapes, pour inciter Beijing à négocier. Faute de solution négociée, le tarif moyen sera, le 6 août, de 47,6%, avec des droits plus faibles (37,2%) pour les entreprises chinoises visées qui ont coopéré à l'enquête, et des droits plus forts (67,9%) pour celles qui n'ont pas coopéré.
Ces premières fuites inquiètent les deux grands acteurs de la filière. D'un côté, l'Afase, association qui regroupe les acteurs en amont et en aval de la filière photovoltaïque (les installateurs par exemple), a mis en garde contre « tout ce qui entraînerait des hausses de prix insoutenables pour [son] industrie ». De l'autre, EU ProSun, l'association de producteurs européens de panneaux solaires à l'initiative de l'enquête, qualifie les propositions chinoises de « plaisanterie » et exige une « offre acceptable » de Beijing. (EH)