Bruxelles, 11/07/2013 (Agence Europe) - Le président du groupe Parti Populaire européen (PPE) au Parlement européen, le Français Joseph Daul, a témoigné de son « soutien » et de sa « confiance », jeudi 11 juillet, au Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui devait se rendre jeudi après-midi chez le Grand duc pour demander la tenue d'élections anticipées. À l'issue de cette rencontre, le Grand duc a décidé de s'accorder « un délai de réflexion ». Les socialistes, qui se posaient en faiseur de roi, ont donc décidé de ne pas soutenir leur allié gouvernemental. Les motions de méfiance, déposées par les partis d'opposition et le parti socialiste, n'auront finalement pas été votées, mais M. Juncker n'a pu que constater, à la fin du débat, l'absence de soutien.
Les élections pourraient se tenir le 20 octobre prochain, le gouvernement restant en place jusque là, avec une possible dissolution de la Chambre des députés aux alentours du 8 octobre. M. Juncker est en outre bien parti pour se succéder à lui-même, toujours très populaire au sein de la population malgré le scandale qui l'éclabousse. Il est probable qu'il soit tête de liste pour son parti. Vivane Reding, commissaire européenne dont le nom est souvent évoqué, a déclaré jeudi que M. Juncker était « la meilleure personne pour diriger notre pays ». De son côté, M. Juncker a déclaré que sa candidature dépendrait du souhait de son parti, qui devait se réunir jeudi soir. Du côté des socialistes circulent les noms du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, et celui de l'Économie et du Commerce extérieur, Étienne Schneider. « Jean-Claude Juncker a toute ma confiance et mon soutien pour les échéances électorales nationales et européennes à venir », a déclaré Joseph Daul, qui le décrit comme l'un « des piliers de la famille politique du PPE ». Interrogée sur la possibilité que celui-ci soit la tête de liste du parti pour la présidence de la Commission européenne, une source du PPE a répondu que c'était « un bon candidat, mais nous avons beaucoup de bons candidats ». En mars, M. Juncker avait confié à EUROPE n'être intéressé ni par ce poste, ni par celui de président du Conseil européen. (EL)