Bruxelles, 11/07/2013 (Agence Europe) - En souhaitant se pencher sur « le potentiel économique inexploré de la compétitivité de l'UE », le CESE est parvenu à la conclusion que le projet européen Galileo offrait finalement une solution suffisamment intéressante pour être reproduite dans d'autres secteurs. C'est du moins une proposition qui vaux la peine d'être étudiée, notamment pour les grands réseaux d'infrastructures transeuropéens, conclut un avis du CESE adopté lors de la séance plénière de mercredi 10 juillet.
La question a été posée au CESE par la Présidence lituanienne du Conseil de l'UE: comment les entreprises publiques peuvent contribuer à la croissance et de quelle manière peuvent-elles être réformées pour accroître leur efficacité ? La question n'est pas de proposer un nouveau cadre législatif au niveau de l'UE, mais de lancer une réflexion commune. Celle-ci semble nécessaire, car comme l'a constaté le rapporteur luxembourgeois du CESE, Raymond Hencks, « il n'y a pas de méthodes d'évaluation au niveau national ou européen » de l'efficacité de ce type d'entreprise. Or, « nous avons besoin d'une méthode scientifique d'évaluation, avec des normes à l'échelle européenne, pour savoir comment ces sociétés fonctionnent, avant que nous puissions entrevoir une reprise économique », a-t-il indiqué, rapporte un communiqué.
Mais le CESE a également examiné une question différente, bien que liée à la première. Le programme Galileo offre déjà un exemple d' « entreprise publique européenne de facto », alors pourquoi ne pas envisager de reproduire cet exemple ailleurs, s'interroge le rapporteur. Un statut de « société européenne » existe, mais il s'adresse aux entreprises privées. Selon M. Hencks, sans des secteurs d'intérêt général, tels que l'énergie et le transport, les bénéfices potentiels, qui plaident en faveur de la création d'« entreprises publiques européennes », sont évidents. Une gestion commune des ressources et la sécurité d'approvisionnement n'en sont que deux exemples. (JK)