login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10886
Sommaire Publication complète Par article 22 / 35
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) russie

L'UE prend note du verdict contre Magnitski

Bruxelles, 11/07/2013 (Agence Europe) - L'UE a pris note, le 11 juillet, du verdict de culpabilité d'un tribunal moscovite contre Sergueï Magnitski, à titre posthume, et de son ancien patron William Browder, a indiqué Maja Kocijancic, la porte-parole de la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères Catherine Ashton. Elle a précisé que M. Magnitski a été déclaré « criminel » sur la base de « preuves peu convaincantes ». Alors qu'en vertu de la législation russe, la poursuite d'une personne décédée n'est possible que sur demande de sa famille, le procès a été initié par le bureau du procureur contre la volonté de sa famille, a-t-elle souligné.

Mme Kocijancic a rappelé que ni le scandale de corruption que M. Magnitski a aidé à découvrir ni les circonstances de sa mort n'ont été clarifiées. « C'est une illustration révélatrice de l'état de l'état de droit en Russie. Cela donne aussi un message inquiétant à ceux qui combattent la corruption » dans le pays, a-t-elle ajouté.

Alors que le verdict du tribunal ne fournit aucune réponse aux « vraies questions » sur la mort de M. Magnitski, la porte-parole a souligné que « les autorités russes doivent mener une enquête crédible et indépendante sur les circonstances de sa mort et sanctionner les responsables ». L'UE reste préoccupée par la fermeture peu convaincante de l'enquête sur sa mort en mars (EUROPE 10816), « malgré des preuves irréfutables d'actes répréhensibles », a-t-elle ajouté. Mme Kocijancic a aussi dit que l'UE allait continuer à soulever le cas Magnitski avec les autorités russes à tous les niveaux.

Pour la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaite, dont le pays est à la présidence de l'UE, le cas Magnitski « symbolise une détérioration de l'état de droit en Russie ».

Juriste russe du fonds occidental Hermitage Capital, Segueï Magnitski a été reconnu coupable de fraude fiscale, près de quatre ans après sa mort en prison. Le patron britannique de ce fonds, William Browder, jugé par contumace pour évasion fiscale, a été reconnu coupable et condamné à neuf ans de camp. (CG)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - ÉDUCATION
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
INSTITUTIONNEL