Bruxelles, 16/05/2013 (Agence Europe) - À contrepied des demandes des transporteurs (IRU) et de leur syndicat (ETF), les services logistiques estiment que la Commission ne devrait pas abandonner ses ambitions de libéralisation du cabotage et d'ouverture du marché du transport.
Siim Kallas, le commissaire européen aux Transports, a en effet précisé en début de semaine que ses propositions législatives en la matière cet automne donneraient la priorité à une meilleure mise en œuvre et une simplification des règles relatives au cabotage, sans plus (EUROPE n° 10844). Pourtant, l'Association européenne des services d'affrètement, de transport, de logistique et des douanes (CLECAT) continue de penser qu'une harmonisation de la législation n'est pas incompatible avec une « ouverture graduelle et flexible » du marché du cabotage routier. La directrice générale de l'association, Nicolette van der Jagt, fait valoir que « les restrictions sur le cabotage empêchent une rencontre optimale de l'offre et de la demande du transport ». Elle suggère à la Commission de bien fournir une nouvelle approche à la règle « 3 en 7 » à savoir trois voyages en sept jours dans un pays autre que celui du transporteur. Il faudrait pour cela supprimer le nombre maximum d'opérations de cabotage en une semaine, et « revoir les dispositions qui nécessitent le déchargement complet d'un transport international avant une opération de cabotage », précise-t-elle dans un communiqué.
Pourtant, l'Union internationale des transporteurs routiers (IRU) demeure intransigeante et oppose un non clair à de nouvelles règles de cabotage tant qu'il n'y a pas d'harmonisation sociale, fiscale et de mise en application des règles sur le marché du transport routier. (MD)