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Bulletin Quotidien Europe N° 10847
Sommaire Publication complète Par article 10 / 37
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) consommateurs

La Chine, championne des produits dangereux selon RAPEX

Bruxelles, 16/05/2013 (Agence Europe) - 2 278, c'est le nombre de produits de consommation dangereux notifiés en 2012 via RAPEX, le système d'alerte rapide de l'UE pour les produits non alimentaires, soit 26% de plus que l'année précédente, et 58% des notifications de risque grave visaient des produits chinois, selon le rapport annuel de RAPEX, publié le 16 mai par la Commission européenne. Une hausse que la Commission met sur le compte du renforcement des contrôles par les autorités nationales et du volume des importations de jouets en provenance de Chine, mais qui inquiète les organisations de défense des consommateurs. Au palmarès 2012 de ces produits potentiellement dangereux qui ont été retirés du marché l'habillement, les textiles et les articles de mode occupent la première place (34% des alertes) ; les jouets la seconde (19%), suivis par les appareils électriques (11%), les voitures (8%) les produits cosmétiques (4%).

« Mauvaise nouvelle: il y a encore des produits peu sûrs qui circulent dans l'UE ; bonne nouvelle: la répression a augmenté et nous avons mis en place un très bon système de sécurité que nous essayons d'améliorer par la législation relative à l'étiquetage des produits non alimentaires. L'étiquetage de l'origine des produits va être adopté pour que tous les produits peu sûrs soient traçables », a déclaré Tonio Borg, le commissaire à la Santé et la Protection des consommateurs en présentant ce rapport à la presse. Et si les notifications de jouets dangereux en provenance de Chine ont augmenté (tombées de 58% à 54% en 2011, elles sont remontées à 58% comme en 2010), le commissaire se veut rassurant: « Nous avons une très très bonne coopération bilatérale avec les autorités chinoises. Le rapport RAPEX a été traduit en chinois, et l'ensemble des notifications concernant les produits chinois ont été envoyées en Chine. Il existe des signes d'amélioration même si le volume commercial global reste très important », assure-t-il.

Pour les vêtements pour enfants, les risques tenaient à leur design (cordelettes présentant un risque de strangulation ou de suffocation) ou à la présence de certains produits chimiques dans les tissus ; pour les jouets et les appareils électriques ont été recensés des risques d'accidents physiques découlant de leur utilisation ou de leur composition chimique (irritation de la peau, risque de strangulation, de blessure, chocs électriques, étouffement). Cumulés, ces types de risques représentaient 80% des alertes.

Le Bureau européen des Unions de consommateurs (BEUC) s'alarme. « Chaque année, les chiffres élevés nous rappellent malheureusement que trop d'articles à risque se retrouvent encore dans les rayons de nos magasins. En un mot, les autorités de surveillance ne parviennent pas à endiguer le flux d'articles dangereux », déplore Monique Goyens, directrice générale du BEUC. Et d'ajouter: « Il est indispensable de renforcer les ressources humaines et financières chargées de superviser les marchés. » Elle prône aussi une meilleure coordination des contrôles. « Contrôler un produit dans chaque pays lorsque la marchandise n'accède à l'UE que par un seul point d'entrée n'a aucun sens. Les gouvernements devraient accepter rapidement les projets de la Commission européenne pour permettre une meilleure coopération à l'échelle européenne ainsi que des contrôles plus efficaces », ajoute-t-elle en faisant référence au règlement proposé en février sur la surveillance des marchés (EUROPE n° 10785). (AN)

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