login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10828
Sommaire Publication complète Par article 26 / 31
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Athènes a une future restructuration de sa dette en ligne de mire

Bruxelles, 16/04/2013 (Agence Europe) - Si la 'troïka' a estimé que la trajectoire de la dette publique grecque demeurait soutenable, lundi, au terme de sa mission à Athènes (EUROPE n° 10827), le gouvernement grec garde en tête qu'une nouvelle restructuration est possible, une fois que la Grèce sera parvenue à dégager un excédent primaire (ou hors service de la dette). L'objectif « majeur » que se fixe donc le gouvernement est d'atteindre cet objectif, a annoncé le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, lors d'une conférence de presse, mardi 16 avril.

Une partie de l'ardoise grecque avait été effacée à deux reprises, l'année dernière, via une restructuration de la dette à charge des créanciers privés au printemps (ou 'PSI' pour 'Private sector involvement'), suivie d'une opération de rachat de dette à prix cassé au mois de décembre. Le montant cumulé effacé lors de ces deux opérations s'élevait à environ 127 milliards d'euros (107 milliards via le PSI et 20 milliards via le rachat de dette). La zone euro avait également consenti à diminuer les taux d'intérêts assortis aux prêts accordés et repousser l'échéance des remboursements.

M. Stournaras est resté discret sur les possibles manières dont cette restructuration pourrait se faire. « La décision de l'Eurogroupe (de novembre) parle d'une restructuration via des moyens adéquats, ce qui veut dire que tout est ouvert. Au moment de la discussion, on en parlera », a-t-il simplement déclaré.

Pour parvenir à dégager un excédent primaire, « le chemin reste difficile », a reconnu M. Stournaras, précisant toutefois que « plus des trois quarts ont été traversés en ce qui concerne l'ajustement des finances publiques et plus des trois quarts en ce qui concerne la compétitivité ».

Dans le contexte d'une sixième année consécutive de récession, à laquelle s'ajoute un chômage sévère, le pays s'apprête à subir une nouvelle cure de rigueur de 18 milliards d'euros jusqu'en 2016. Conscient du fardeau qui pèse sur les citoyens, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a déclaré lundi que les sacrifices commençaient à porter leurs fruits. Poul Thomsen, représentant du FMI au sein de la 'troïka', a anticipé lundi une reprise graduelle de l'économie dans les 12 à 18 prochains mois. « L'année prochaine sera meilleure », a-t-il promis. (EL)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉDUCATION
COUR DE JUSTICE DE L'UE
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL