Strasbourg, 16/04/2013 (Agence Europe) - Pour sa toute première visite au Monténégro, le 15 avril, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a salué le rôle du pays dans la région des Balkans occidentaux. « Ce rôle est un véritable exemple pour les autres pays de la région et la façon dont certaines des questions qui doivent être traitées peuvent être traitées », a-t-elle précisé à l'issue de sa visite, précisant que Podgorica « peut être fière de ses réalisations importantes. Elles sont aussi un signal important pour le reste de la région ».
Soulignant « avec intérêt et admiration » les progrès du pays dans son intégration européenne, dont l'ouverture et la fermeture du chapitre sur l'éducation et la culture le jour même (EUROPE n° 10827), Lady Ashton a expliqué qu'elle veut voir le Monténégro progresser « à un rythme soutenu ». La Haute représentante a précisé que de nouvelles réformes sont nécessaires, en particulier dans le domaine de l'état de droit, avec la lutte contre la criminalité organisée et la corruption. « Je sais que c'est une priorité pour vous. Et nous savons aussi que vous êtes à la recherche de l'achèvement de la réforme constitutionnelle pour faire en sorte que le pouvoir judiciaire soit totalement indépendant et responsable », a-t-elle expliqué à l'issue de ses rencontres avec le Premier ministre monténégrin, Milo Djukanovic, et le ministre des Affaires étrangères, Igor Luksic. Mme Ashton a ajouté que les réalisations déjà atteintes par le pays ont fait monter d'un cran les attentes de l'UE et s'est dite confiante en la capacité du pays à réaliser les réformes nécessaires.
Enfin, revenant sur les élections présidentielles du 7 avril (EUROPE n° 10823), la chef de la diplomatie européenne a encouragé tous les partis concernés à travailler ensemble « de manière constructive » et à résoudre la crise politique « suivant une procédure légale appropriée ». Si les résultats finaux ne sont pas encore confirmés, le président sortant, Filip Vujanovic, semble l'avoir emporté, mais son opposant, Miodrag Lekic, dénonce des fraudes et souhaite que l'UE étudie la situation. (CG)