login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10828
Sommaire Publication complète Par article 10 / 31
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) sÛretÉ alimentaire

Fraude au cheval, pas de quoi fouetter un chat

Bruxelles, 16/04/2013 (Agence Europe) - À en juger par les résultats des tests coordonnés réalisés en mars dans tous les États membres de l'UE suite au scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf dans des plats cuisinés surgelés, il n'y a pas de quoi s'alarmer. La Commission affirme, après analyse de ces résultats qu'elle a publiés mardi 16 avril, que 5% seulement des produits testés contenaient de l'ADN de cheval et quelque 0,5% des carcasses testées se sont révélées contenir du phénylbutazone, cet anti-inflammatoire pour équidés impropre à la consommation humaine.

La Commission pousse un ouf de soulagement. « Ces résultats publiés confirment que nous sommes en présence d'un problème de fraude alimentaire et pas de sûreté alimentaire. Après ce scandale de fraude à l'étiquetage, il est à présent vital pour l'économie européenne de restaurer la confiance des consommateurs européens et des partenaires commerciaux dans notre chaîne alimentaire, le secteur alimentaire étant en effet le secteur économique le plus important de l'UE », commente Tonio Borg, commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs

La veille, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l'Agence européenne des médicaments (EMA) avaient affirmé, dans une déclaration commune, que les risques associés au phénylbutazone doivent « peu inquiéter les consommateurs en raison de la faible probabilité d'exposition à ce risque et de la faible probabilité globale d'effets toxiques ; la probabilité qu'un consommateur soit exposé, un jour donné, au phénylbutazone alors qu'il est par ailleurs susceptible de développer une anémie aplastique, se situerait entre deux sur un trillion et une sur 100 millions ».

Rappelons qu'au total 7 259 tests avaient été effectués par les autorités nationales compétentes. 4 144 d'entre eux portaient sur la présence d'ADN de cheval, et 3 115 sur celle de phénylbutazone. De l'ADN de cheval a été mis en évidence dans 193 échantillons (soit 4,66% des produits analysés) et 16 échantillons contenaient des traces de phénylbutazone (soit 0,51% du total). Les États membres ont signalé que les exploitants du secteur alimentaire (producteurs, transformateurs et distributeurs) avaient effectué 7 951 tests supplémentaires, dont 110 ont révélé la présence d'ADN de cheval (soit 1,38% des tests effectués). Les experts des États membres et de la Commission se réuniront le 19 avril pour décider de l'opportunité ou non de prolonger ces tests, et « dans les prochains mois, la Commission va proposer de renforcer les contrôles tout au long de la chaîne alimentaire, dans le droit fil des enseignements tirés », confirme le commissaire. (AN)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉDUCATION
COUR DE JUSTICE DE L'UE
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL