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Bulletin Quotidien Europe N° 10814
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) affaires ÉtrangÈres

Rapport d'Ashton sur la révision du SEAE en juillet

Dublin, 25/03/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, présentera, en juillet, son rapport sur la révision du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), révision discutée lors du Conseil informel des Affaires étrangères (Gymnich) des 22 et 23 mars à Dublin. Une décision de juillet 2010 prévoit une révision de l'organisation et du fonctionnement de ce service mi-2013. Le service est parfois décrié pour son inefficacité, et les États membres rechignent à lui laisser plus de compétences. « Je parle souvent de faire voler un avion sans ailes tandis qu'en même temps vous construisez les ailes. Maintenant nous avons l'avion, nous devons faire en sorte qu'il puisse vraiment s'envoler », a expliqué Catherine Ashton. Elle a précisé que les discussions ont porté sur la façon dont « nous pouvons améliorer l'efficacité de ce nouveau service, en regardant l'organisation interne, les relations avec d'autres institutions et la coopération sur le terrain entre nos délégations et les ambassades des États membres ».

Dans sa contribution écrite (non paper), Mme Ashton précise que « le SEAE doit devenir l'entrepreneur politique de l'action extérieure de l'UE. (…) La révision devrait idéalement identifier un programme ambitieux d'actions à moyen et court termes pour permettre à l'UE et aux États membres d'utiliser le plein potentiel du nouveau service », a-t-elle expliqué.

La question d'un suppléant et de l'intégration de la politique de voisinage

Dans une contribution commune, quatorze pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Estonie, Finlande, Italie, Lettonie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Espagne et Suède) souhaitent que le SEAE « soit renforcé pour assurer une approche de l'UE à l'action extérieure plus cohérente, complète et intégrée et capable de développer un cadre stratégique à long terme dans le domaine des relations étrangères ». La formalisation des arrangements pour représenter Mme Ashton, que ce soit devant le Parlement ou dans les pays tiers doit être revue, expliquent-ils. Actuellement, si la Haute représentante n'est pas disponible, elle peut être représentée par la présidence tournante, un autre commissaire ou un adjoint. Ce choix « peut prendre des jours », selon une source européenne. Si les députés européens souhaiteraient qu'elle ait un adjoint, responsable politiquement devant le Parlement, les États membres souhaiteraient plutôt une clarification sur le remplaçant. Les 14 veulent aussi que la responsabilité de la politique de voisinage revienne à la Haute représentante, « car elle constitue un domaine centrale de la politique étrangère européenne » et une meilleure coopération entre politiques étrangère et de développement.

Par ailleurs, l'Espagne souhaiterait qu'une plus grande attention soit portée à l'Amérique latine. De son côté, la France veut qu'une compétence d'appui de protection consulaire des citoyens de l'UE à l'étranger soit « d'ores et déjà » confiée au SEAE et aux délégations de l'UE, alors qu'une proposition de directive sur le sujet est en cours d'adoption. (CG)

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