Bruxelles, 25/03/2013 (Agence Europe) - L'Assemblée des régions européennes viticoles (AREV) est assez critique sur le compromis obtenu au Conseil sur le volet vin du compromis sur la réforme de la PAC. L'AREV se dit opposée au plafond de 1% (jugé bien trop important) des plantations nouvelles accordées annuellement et à la limitation dans le temps du nouveau régime d'autorisation des nouvelles plantations.
Sur la base de la surface viticole européenne d'environ 3 millions d'hectares, ce plafond permettrait tous les trois ans la plantation de 100 000 nouveaux hectares, soit environ 5 millions d'hectolitres supplémentaires, alors que la Commission vient de financer l'arrachage de 160 000 ha sur trois ans. Par ailleurs, un tel taux d'accroissement est « arbitraire, dans la mesure où il n'est pas censé reposer sur des justifications de débouchés », explique l'AREV. Elle a proposé la création d'un observatoire européen de la viticulture pour un pilotage plus réaliste de la production.
L'AREV se félicite de la date d'entrée en vigueur du nouveau régime des autorisations de plantation en 2019 (au lieu de 2016) mais « rejette vigoureusement » la limitation à six ans de la durée du nouveau régime. « Le retour à la liberté totale de planter en 2025 est inacceptable: la culture de la vigne, plante pérenne, a besoin d'une régulation pérenne, pour le plus grand bien des producteurs comme des consommateurs », soulignent les dirigeants de l'AREV, en appelant de leur vœux des améliorations substantielles dans les négociations entre le Conseil et le PE.
De son côté, la Fédération européenne des vins d'origine (Efow) a demandé « un accord final plus ambitieux sur la question des droits de plantation », même si le mandat de négociation du Conseil est dans l'ensemble « satisfaisant », notamment pour ce qui est de la date d'entrée en vigueur du nouveau dispositif, en 2019 et non pas 2016. L'Efow regrette que la durée prévue de ce régime ne soit que de 6 ans et se déclare réservée sur la fixation à 1% du plafond annuel de plantations nouvelles. Selon elle, « 0,5% correspond mieux à la réalité des besoins ». (LC)