Bruxelles, 25/03/2013 (Agence Europe) - Le rapport annuel 2011 sur les aides directes aux agriculteurs confirme que la politique reste largement inégalitaire, car 80% des bénéficiaires reçoivent 20% des paiements, toutefois avec des différences entre les États membres. En proposant un plafonnement et une dégressivité des aides, la Commission européenne a tenté de corriger le tir pour la PAC après 2013, mais le Conseil européen, dans son compromis sur le cadre financier 2014-2020, a opté pour un plafonnement volontaire, en raison des réticences surtout britanniques et allemandes. La Commission a proposé aussi un modèle de convergence interne et externe des aides directes (nouvelle répartition des primes au sein des pays entre agriculteurs et entre les États membres) qui doit encore être négocié par le Conseil et le Parlement européen, et qui devrait rétablir un peu plus d'équité dans la PAC.
Les paiements directs en 2011 se sont élevés à 40,18 milliards d'euros dans l'UE, environ 72% des soutiens fournis aux agriculteurs au titre de la PAC. Cela représente une hausse de 1,3 comparé à 2010, en raison de la poursuite de l'introduction progressive des paiements directs dans les nouveaux pays de l'UE. La France est restée le principal bénéficiaire des aides agricoles, avec un total de 8 milliards d'euros, devant l'Allemagne (5,3 milliards), l'Espagne (5,2 milliards), l'Italie (4 milliards), le Royaume-Uni (3,3 milliards), la Grèce (2,3 milliards) et la Pologne (2,17 milliards). Le rapport montre que 92% des ces paiements agricoles sont découplés (pas de lien avec le niveau de production), ce qui reflète l'évolution des soutiens agricoles grâce aux réformes successives. (LC)