Bruxelles, 25/03/2013 (Agence Europe) - La réussite du référendum constitutionnel au Zimbabwe, qui a permis l'approbation massive de la nouvelle constitution, a été saluée par l'Union européenne comme une avancée décisive sur la voie démocratique et s'est traduite, lundi 25 mars, par la levée immédiate de la plupart des sanctions ciblées. 81 personnes soumises à une interdiction de visa et huit entités économiques zimbabwéennes ont été ainsi retirées de la liste des personnes et entreprises frappées par ces sanctions.
« L'UE félicite le peuple du Zimbabwe pour le vote pacifique, réussi et crédible du 16 mars sur l'approbation de la constitution. Cela représente une étape significative dans la mise en œuvre de l'accord politique global (GPA) qui demeure crucial pour parvenir à un Zimbabwe plus pacifique, prospère et démocratique », soulignait Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de l'UE, dans une déclaration publiée lundi 25 mars.
L'UE réitère son appui aux efforts des partis politiques, de l'équipe sud-africaine de facilitateurs et de la SADC et les encourage à capitaliser sur cet élan pour achever la mise en œuvre de l'accord politique global et la feuille de route établie par la SADC (Southern African Development Community) et devant conduire à des élections libres et démocratiques en 2013.
L'UE rappelle les engagements qui ont été pris par tous les partis, à cet égard et salue les appels répétés à la réconciliation nationale. Elle exprime toutefois « ses préoccupations quant aux rapports faisant état d'intimidation et de harcèlement à l'encontre de certains activistes politiques et représentants de la société civile », souligne Mme Ashton. D'où l'appel que lance l'Union européenne à tous les dirigeants politiques pour qu'ils garantissent le respect effectif de leurs engagements.
Dix personnes, dont l'actuel président Robert Mugabe (89 ans) et deux entreprises, dont la compagnie minière nationale Zimbabwe Mining Development Corporation, sont toujours sous le coup des sanctions de l'UE. En février dernier, après l'accord final sur le projet final de constitution, l'UE avait déjà procédé à la levée partielle des sanctions pour six membres du gouvernement, 21 personnes et une entité économique. Rappelons que la nouvelle constitution du Zimbabwe limite tant l'immunité du président que la durée de son mandat. (AN)