Bruxelles, 10/12/2012 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires européennes de l'UE doivent discuter, ce mardi 11 décembre, de la politique d'élargissement de l'UE et peu d'avancées concrètes sont attendues. Selon un diplomate européen, les ministres doivent encore se mettre d'accord sur la question de l'ex-République yougoslave de Macédoine (Arym), la Serbie et le Kosovo. L'Arym ne devrait pas obtenir l'ouverture des négociations, car, malgré la proposition de la Commission européenne de régler la question du nom en parallèle des négociations d'adhésion, la Grèce bloquerait toujours. Cependant, selon un diplomate européen, « il y a une volonté plus présente autour de la table cette année pour traiter la question ».
L'ouverture des négociations d'adhésion avec la Serbie devrait aussi attendre. « Sur la question de la Serbie et du Kosovo, nous avons un problème de date et quelles seraient les répercussions sur le Kosovo », a expliqué un diplomate européen, précisant que tous les pays ne sont pas d'accord sur la date d'ouverture des négociations mais qu'ils souhaitent en même temps envoyer un signal à Belgrade. Il a précisé que si les dossiers de la Serbie et du Kosovo ne sont pas parallèles, « nous avons besoin de construire une synergie ». Selon lui, les États membres s'interrogeraient aussi au sujet de l'accord de stabilisation et d'association avec le Kosovo, alors que cinq pays de l'UE n'ont pas encore reconnu son indépendance.
L'Albanie ne devrait pas obtenir son statut de candidat, les États membres souhaitant encore d'avantage de progrès sur les 12 priorités clés définies par la Commission. Ils attendraient aussi la tenue des élections législatives en 2013. (CG)