Bruxelles, 10/12/2012 (Agence Europe)- Les ministres européens des Affaires étrangères ont souligné, lundi 10 décembre, que l'UE était « profondément consternée » et s'opposait « fermement » aux plans israéliens d'expansion des colonies en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, et notamment les plans de développement de la région E1, sans les condamner formellement. Les ministres ont précisé que si le plan E1 était appliqué, il « compromettrait sérieusement les perspectives d'un règlement négocié du conflit en mettant en péril la possibilité d'un État palestinien contigu et viable avec Jérusalem comme future capitale de deux États » et comprenant des transferts de population. Les ministres ont promis de suivre de près la situation et ses « implications plus larges » pour le Proche-Orient et « d'agir en conséquence ».
Le Conseil a également souligné que l'UE veillerait à ce que, en conformité avec le droit international, tous les accords conclus avec Israël indiquent, clairement et explicitement, leur inapplicabilité aux territoires occupés par Israël en 1967 (plateau du Golan, Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et bande de Gaza). L'UE a aussi réaffirmé son engagement à « assurer la mise en œuvre continue, complète et efficace de la législation de l'UE et des accords bilatéraux applicables aux produits des colonies ».
Les ministres ont appelé l'Etat hébreu à éviter toute atteinte à la situation financière de l'Autorité palestinienne, alors qu'Israël a bloqué le transfert de taxes dues à l'Autorité palestinienne.
Sans émettre d'avis sur la reconnaissance de la Palestine à l'Assemblée des Nations unies, les ministres ont appelé les dirigeants palestiniens à « utiliser de manière constructive ce nouveau statut » et à ne pas prendre des mesures qui pourraient saper encore la confiance et compromettre une solution politique négociée. L'UE a aussi réitéré son appel à la réconciliation intra palestinienne.
Le Conseil 'Affaires étrangères' est par ailleurs convaincu « que le moment est venu de prendre des mesures audacieuses et concrètes pour la paix ». L'urgence est aux « efforts de paix, renouvelés, structurés et substantiels en 2013 », souligne-t-il. Et d'appeler une nouvelle fois les parties à s'abstenir de tout acte qui mine la confiance et la viabilité d'une solution à deux États. (CG)