Bruxelles, 10/12/2012 (Agence Europe) - Réaffirmant l'engagement de l'UE vis-à-vis de l'Ukraine, le Conseil des Affaires étrangères a souligné, lundi 10 décembre, que l'accord d'association avec Kiev, avec une zone de libre-échange complet et approfondi, pourrait être signé « éventuellement d'ici » le sommet du partenariat oriental à Vilnius, en novembre 2013. « La signature pourrait s'accompagner par l'ouverture de certaines parties de l'accord à une application à titre provisoire », a précisé le Conseil. Pour cela, les autorités ukrainiennes devront avoir démontré « une action résolue » et des « progrès tangibles » concernant les des élections justes et libres, la justice sélective et la mise en place des réformes définies dans le cadre du programme d'association négocié il y a trois ans, dont des réformes électorale, judiciaire et constitutionnelle. Le Conseil attend aussi des efforts sur la lutte contre la corruption, la réforme de la gestion des finances et l'amélioration du climat d'investissement et des affaires. À ce propos, « un nouveau dialogue informel va être lancé sur le climat des affaires », a annoncé un haut fonctionnaire européen.
Le Conseil souhaite aussi les réformes nécessaires pour préparer l'établissement de la zone de libre-échange approfondi et complet. Dans la perspective de l'instauration de cette zone, l'Union européenne attend de l'Ukraine qu'elle s'abstienne d'adopter des mesures protectionnistes, ont ajouté les ministres.
Réaffirmant leur objectif d'exemption de visa, les ministres ont encouragé l'Ukraine à redoubler d'efforts afin de satisfaire aux critères de référence de la première phase du plan d'action sur les visas.
Les ministres ont aussi fait part de leurs préoccupations concernant les élections législatives du 28 octobre et souhaité que le gouvernement ukrainien mette en place un dialogue inclusif avec l'opposition, établisse un « système électoral fiable » et s'attaque aux problèmes révélés pendant ces élections. Inquiets quant aux procès politiquement motivés d'anciens membres du gouvernement, ils appellent les autorités à traiter « sans tarder » la question des condamnations fondées sur des motifs politiques et à prendre des mesures supplémentaires pour réformer le système judiciaire et éviter que de tels cas se reproduisent.
Le Conseil a aussi réaffirmé son soutien à la modernisation de l'Ukraine. (CG)