Bruxelles, 10/12/2012 (Agence Europe) - Les Européens ont appelé les Égyptiens au dialogue, lundi 10 décembre. À son arrivée au Conseil des Affaires étrangères, où les ministres vont discuter de la situation en Égypte, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères a appelé à un « vrai dialogue inclusif » et à la « désescalade des tensions ». Elle a souligné qu' « il est important qu'il y ait une constitution en Égypte. (…) C'est la plus grande protection que les gens puissent avoir et il est important de voir un processus politique qui avance ». Catherine Ashton a ainsi appelé toutes les parties à se réunir et à travailler sur la façon de le rendre aussi efficace que possible. Elle a précisé que les Égyptiens doivent avoir un processus inclusif fort pour continuer la transition démocratique et atteindre la paix et la sécurité dont ils ont besoin.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, a souhaité voir un « dialogue efficace » et une Égypte démocratique qui fonctionne, précisant qu'il n'est pas pour un parti ou un autre. Son homologue italien Giulio Terzi di Sant'Agata a précisé que travailler sur une nouvelle constitution est un processus délicat ; il a formulé l'espoir que les volontés du peuple soient de nouveau exprimées et que les institutions égyptiennes soient respectées. Il a appelé à la modération, à l'écoute et à ce que le pluralisme et la richesse de la composition de la population égyptienne soient assurés.
Pour le ministre espagnol José Manuel García-Margallo, le minimum serait de retarder le référendum sur la constitution, soulignant que le mieux serait de revoir le texte de cette constitution. (CG)