Bruxelles, 07/12/2012 (Agence Europe) - Le Conseil 'Santé' a adopté, le 7 décembre, des conclusions sur le don et la transplantation d'organes. Un sujet jugé d'importance majeure par les États membres (lors de la réunion informelle de Nicosie les 10-11 juillet) vu la pénurie d'organes destinés à la transplantation et les difficultés de transfert des organes d'un État membre à l'autre. Rappelant que les dons d'organes sont très précieux pour les patients souffrant de certaines maladies, comme par exemple l'insuffisance rénale en phase terminale (où la transplantation constitue le dernier recours), et les résultats très positifs enregistrés auprès des malades transplantés, la ministre chypriote de la Santé, Androulla Agrotou, s'est montrée très satisfaite des résultats obtenus par la Présidence sur ce dossier prioritaire pour Chypre. Le commissaire Tonio Borg en charge de la santé a déclaré pour sa part: « J'ai la conviction qu'en avançant ensemble on pourra augmenter la disponibilité des organes, l'efficacité des systèmes de transplantation et améliorer la sécurité. » La disponibilité des organes reste un défi, il faut organiser davantage de campagnes de sensibilisation du public et continuer à coopérer en prenant note des meilleurs pratiques dans les États membres, a-t-il ajouté.
Dans ses conclusions, le Conseil se félicite des mesures prises pour accroître la disponibilité d'organes et invite les États membres à poursuivre leurs efforts à cet égard, en encourageant notamment les citoyens à s'engager à donner leurs organes après leur décès. Il invite également les États membres à mettre en place des mécanismes transparents pour le remboursement aux donneurs vivants, afin de compenser les frais déboursés par ceux-ci pour léguer un organe et/ou la perte éventuelle de revenus liée à cet acte. En ce qui concerne l'efficacité et l'accessibilité des systèmes de transplantation, le Conseil se félicite de la conclusion d'accords entre les États membres à ce propos et rappelle en outre l'absolue nécessité de lutter contre le trafic d'organes qui est une violation des droits humains fondamentaux et nuit à la confiance des citoyens dans le don d'organes. En matière de qualité et de sécurité des transplantations, le Conseil rappelle qu'il est nécessaire de mieux faire connaître les effets des transplantations sur la santé des patients et invite les États membres à échanger des informations quant à leurs procédures nationales d'autorisation pour les centres de transplantation. (IL)