Bruxelles, 06/12/2012 (Agence Europe) - L'agenda de la future présidence irlandaise de l'UE en matière de justice sera chargé, avec pas moins de 50 dossiers et quelques priorités, comme la réforme des règles de protection des données de 1995 ou la confiscation des gels et avoirs des groupes de criminalité organisée. Dublin, a expliqué jeudi le ministre en charge de la Justice, Alan Shatter, devra aussi donner suite à l'élargissement de l'Espace Schengen à la Roumanie et à la Bulgarie (même si le pays n'en est pas membre), cela après la publication par la Commission du rapport du Mécanisme de coopération et de vérification.
La situation humanitaire et les réfugiés de la guerre en Syrie constitueront l'autre gros sujet de la présidence irlandaise, la discussion portant sur les moyens d'assister les pays voisins ayant débuté en juillet à Nicosie. La réforme des règles de protection des données reste toutefois le dossier phare de la présidence et l'un des plus complexes. Le ministre s'est d'ailleurs bien gardé de s'engager sur un accord d'ici à juillet 2013 mais a promis d'avancer autant sur le règlement sur la table que sur la proposition de directive propre aux affaires policières. Il faudra aussi que Dublin convainque ses partenaires que son autorité en matière de protection des données sera réellement compétente et aura les moyens de défendre aux mieux les intérêts de ses homologues. En vertu de la réforme, le régulateur devant lequel une société sera responsable sera celui du pays où elle dispose de son siège social. Dublin abrite le siège de Facebook, source de multiples controverses. (SP)