Bruxelles, 29/10/2012 (Agence Europe) - L'Algérie plaide pour le maintien des contrats d'approvisionnement gazier conclus sur le long terme et indexés sur les cours du pétrole. L'Algérie - qui est avec la Russie, la Norvège, le Royaume-Uni et les Pays-Bas un des principaux fournisseurs de gaz de l'UE - demande que, dans ce domaine, les relations UE/Algérie reposent en permanence sur un équilibre fécond, celui de nos intérêts réciproques.
Selon Ali Hached, Conseiller du ministre algérien de l'Énergie et des Mines, lors d'une conférence à Paris la semaine dernière, « le marché du gaz a besoin de certitude pour développer l'amont gazier et pour renforcer» les infrastructures de son transport. Son pays n'accepte pas que soit changé le mode d'indexation. Il a ainsi défendu «le principe de la sécurité pour tous: celle des approvisionnements et celle de la demande ». Selon lui, « les mécanismes de formation des prix, sur le marché gazier, sont essentiellement assis sur les cours du pétrole et ont fait preuve de solidité et de crédibilité ». Il a aussi affirmé que « les exportateurs-producteurs de gaz continuaient à penser que, notamment pour les marchés européens et asiatiques, il n'y avait pas de modèle de substitution ».
Les relations avec l'UE dans le domaine de l'énergie préoccupent pour l'Algérie. Le ministre en charge a affirmé, mardi 23 octobre devant les députés nationaux, que le pays pourrait subir de plein fouet les conséquences de la crise dans la zone euro. « Cette crise pourrait avoir un impact sur les revenus de l'Algérie, sachant que la demande » en Europe comme dans les pays affectés par la crise, pourrait connaître une « baisse sensible », a-t-il estimé. Il existe, à son avis, un danger réel sur les équilibres financiers de l'Algérie à cause de l'instabilité du prix du baril de pétrole. (FB)